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Macron qualifie la colonisation de "crime contre l'humanité" et provoque l'ire à droite et au FN

Lors de son séjour en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "vraie barbarie".
Lors de son séjour en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "vraie barbarie". Stringer, AFP

Lors d'une interview à la télévision algérienne, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité". Des élus Les Républicains et Front national s'offusquent.

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Plusieurs responsables de droite et du Front national (FN) ont fait part, mercredi 15 février, de leur émoi après que le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité" à la télévision algérienne.

Dans une interview donnée à la chaîne privée Echourouk News lors de son voyage en Algérie en début de semaine mais mise en ligne mardi, l'ancien ministre de l'Économie avait déclaré : "La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes." Tout en affirmant ne pas vouloir "balayer tout ce passé".

"Honte"

Plusieurs responsables politiques Les Républicains (LR) mais surtout du FN ont vivement réagi au lendemain de la mise en ligne de cette interview. "Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l'étranger : ‘la colonisation de la France était un crime contre l'humanité’", a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

>> À lire : En Algérie, Emmanuel Macron veut en finir avec les "querelles fratricides"

"Opposer les Français, ressortir ces histoires pour diviser, pour remobiliser, je vois bien les soucis électoraux qu'il y a derrière tout ça. Ce n'est pas digne d'un chef d'État d'aller agiter des cicatrices qui sont encore très douloureuses", a lancé Jean-Pierre Raffarin sur BFMTV. "Macron, le candidat des élites, des banques, des médias et... de la repentance", a fustigé la députée FN Marion Maréchal-Le Pen.

En octobre, Emmanuel Macron avait suscité la controverse en déclarant au Point : "Alors oui, en Algérie il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie."

Avec AFP

 

 

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