ÉTATS-UNIS

Le chef du Pentagone s'emploie à rassurer ses partenaires de l'Otan

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors de sa conférence de presse depuis le siège bruxellois de l'Otan, mercredi 15 février 2017.
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors de sa conférence de presse depuis le siège bruxellois de l'Otan, mercredi 15 février 2017. Emmanuel Dunand, AFP

Lors de sa première visite au siège de l'Otan, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a affirmé mercredi que l'Alliance restait "un socle fondamental pour les États-Unis". Donald Trump avait jugé l'organisation "obsolète".

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De quoi dissiper les inquiétudes ? À l’occasion de sa première visite au siège de l’Otan mercredi 15 février, le nouveau chef du Pentagone, James Mattis, a assuré que le président américain, Donald Trump, soutenait l’Alliance atlantique.

L’Otan "reste un socle fondamental pour les États-Unis et pour toute la communauté transatlantique, liés comme nous sommes les uns aux autres", a assuré le secrétaire américain à la Défense devant la presse à son arrivée à Bruxelles. "Le président Trump l'a dit, il a un soutien fort pour l'Otan", a-t-il tenu à souligner.

L'argent, sujet de friction

Le général Mattis, qui fut chef militaire de l'Otan, a toutefois évoqué la question des dépenses de défense des Alliés, jugées insuffisantes par Washington. Donald Trump avait fait du financement de l’Alliance un sujet de friction durant sa campagne électorale, appelant les Européens à mettre davantage la main à la poche.

"C'est une demande équitable que tous ceux qui bénéficient de la meilleure défense au monde assurent leur part proportionnelle du coût nécessaire pour défendre la liberté", a plaidé James Mattis. "Je suis ici pour écouter mes collègues ministres, avoir une conversation ouverte entre amis et alliés sur la direction à prendre et notre niveau d'engagement", a également affirmé le nouveau chef du Pentagone.

>> À lire : Les pays de l’Otan face à l’isolationnisme version Donald Trump

Le nouveau président américain avait critiqué l'Otan le mois dernier, jugeant l'Alliance "obsolète" notamment "parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme". Donald Trump, à qui a été reprochée une certaine proximité avec la Russie de Vladimir Poutine, a nié mercredi toute connexion avec Moscou, après la démission de son conseiller pour la sécurité nationale, Michael Flynn, accusé d'avoir menti sur ses relations avec l'ambassadeur russe à Washington.

Avec AFP

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