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Macron tente de déminer la polémique sur la colonisation, un "crime contre l’humain"

Emmanuel Macron singe De Gaulle dans les paroles et la posture.
Emmanuel Macron singe De Gaulle dans les paroles et la posture. Boris Horvat, AFP

Lors d'un meeting perturbé samedi à Toulon, Emmanuel Macron a essayé de clore la polémique sur ses propos sur la colonisation et l'Algérie. Au lieu de parler de "crime contre l'humanité", il a dénoncé un "crime contre l'humain".

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Habitué à des salles pleines à craquer, Emmanuel Macron a eu le droit à une ambiance nettement moins enflammée que d'habitude, samedi 18 février, au Zénith de Toulon dans le Var. Devant environ 1 200 personnes – alors que les organisateurs en espéraient 2 000 –, le candidat d'En Marche a tenté de clore la polémique déclenchée par ses propos sur la colonisation, qu'il avait qualifiée de "crime contre l'humanité".

>> Voir aussi : Macron sur la colonisation, la dernière d'une longue série de polémiques

À la tribune, le candidat a accusé "le parti Front national" d'avoir "empêché des centaines" de personnes d'accéder au meeting, du fait de la manifestation houleuse qui a contraint la police à fermer une grille d'accès, à une centaine de mètres de la salle toulonnaise. Aux cris de "Macron trahison !" et sous des drapeaux français floqués de pieds noirs, environ 150 personnes s'étaient rassemblées pour protester contre les propos du leader d'En Marche.

"Je vous ai compris"

À la fin de son discours, au terme d'une longue tirade de justification où il a été plusieurs fois acclamé, Emmanuel Macron a paraphrasé le général de Gaulle à Alger en 1958 pour s'adresser aux pieds-noirs et aux anciens combattants : "Je le dis aujourd'hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime".

Emmanuel Macron a de nouveau refusé de "revenir" sur ses propos ou de s'"excuser", mais il s'est dit "désolé" d'avoir "blessé" certains. Cependant, sa sémantique a évolué. Au lieu de "crime contre l'humanité", il a cette fois parlé de "crime contre l'humain". "On doit le regarder en face ce passé colonial, et oui c'est un passé dans lequel il y a des crimes contre l'humain", a-t-il affirmé.

Selon un sondage Ifop publié samedi, les Français sont très partagés sur sa déclaration sur la colonisation "crime contre l'humanité" : 51 % l'approuvent et 49 % ne sont pas d'accord.

Avec AFP

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