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Somalie : Mogadiscio frappée par un attentat à la voiture piégée

Un kamikaze conduisant une voiture s'est fait exploser au milieu du marché, à une heure de grande fréquentation, tuant au moins 20 personnes.
Un kamikaze conduisant une voiture s'est fait exploser au milieu du marché, à une heure de grande fréquentation, tuant au moins 20 personnes. Mohamed Abdiwahab, AFP (archives)

Moins de deux semaines après l'élection du nouveau président somalien, la capitale Mogadiscio a été frappée dimanche par un attentat à la voiture piégée. Au moins 20 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées.

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Une voiture piégée a explosé, dimanche 19 février, dans une zone très fréquentée de Mogadiscio, tuant au moins 20 personnes. "Un kamikaze conduisant une voiture s'est fait exploser au milieu du marché, à une heure de grande fréquentation, tuant au moins 20 personnes et faisant de nombreux blessés", a déclaré Ahmed Abulle Afrah, le préfet de l'arrondissement de Wadajir, dans le sud de la capitale de la Somalie.

L'attaque est la première de ce genre depuis l'élection du nouveau président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, alias Farmajo, le 8 février 2017. Un premier bilan avait fait état de 14 morts.

Les Shebab promettent une "guerre sans merci"

Selon des témoins, l'attentat a visé un carrefour très animé du quartier de Madina, où se trouvaient de nombreux commerçants, des civils faisant leurs courses et des militaires en faction. "Il y a beaucoup d'échoppes le long de la route, des petits commerces, des restaurants, des maisons de thé", a expliqué à l'AFP un témoin, Sumayo Moalim, qui dit avoir vu beaucoup de civils parmi les victimes.

Ce type d'attentat est généralement attribué par les autorités aux militants islamistes Shebab, chassés de la capitale en 2011, mais qui continuent de contrôler de vastes zones rurales et de mener des attaques contre les militaires somaliens et ceux de la force de l'Union africaine (Amisom), forte de 22 000 hommes.

Les Shebab n'ont pas revendiqué l'attaque mais ont menacé le même jour de lancer une "guerre sans merci" contre le nouveau président somalien et son gouvernement.

Avec AFP et Reuters

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