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Cinq tableaux du musée d'Art moderne de Paris introuvables, le voleur condamné

Vjeran Tomic, surnommé "l'homme-araignée" lors de son procès à Paris, le 30 janvier 2016.
Vjeran Tomic, surnommé "l'homme-araignée" lors de son procès à Paris, le 30 janvier 2016. Bertrand Guay, AFP

Voleur de cinq toiles de maître en 2010 au musée d'Art moderne de Paris, Vjéran Tomic, surnommé "l'homme-araignée", a été condamné à huit ans de prison lundi à Paris. Les toiles restent cependant introuvables.

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Auteur d'un casse presque parfait, Vjéran Tomic, un voleur surnommé "l'homme-araignée", a été condamné, lundi 20 février, à une peine de 8 ans de prison, assortie d'une colossale amende. Il avait réussi à dérober cinq toiles de maître au Musée d'art moderne de Paris en 2010, sans faire usage de violence, profitant d'une incroyable défaillance des systèmes de sécurité du musée, où les détecteurs de mouvement étaient en panne depuis deux mois.

"L'homme-araignée", ainsi que deux receleurs ont été condamnés solidairement à payer une amende de 104 millions d'euros à la Ville de Paris, propriétaire des tableaux volés. Mais si les voleurs ont été arrêtés, les toiles, elles, restent introuvables. Les cinq chefs d’œuvre de Picasso, Matisse, Modigliani, Braque et Léger se sont volatilisés.

"L'homme-araignée", un voleur professionnel

Le tribunal a relevé chez "l'homme-araignée" un "ancrage dans la délinquance", une "insuffisante prise de conscience des interdits légaux" chez celui qui parle de voler comme de son "travail". Le procureur, qui avait requis dix ans de prison et 300 000 euros d'amende, avait considéré chez ce cambrioleur de 49 ans, que "le professionnalisme frise l'excellence". L’homme a déjà quatorze condamnations au casier.

Venu pour dérober la "Nature morte au chandelier" (1922) de Léger, il était reparti du musée d’Art moderne de Paris avec cinq œuvres majeures, embarquant aussi le Modigliani, "Le Pigeon aux petits pois" (1911) de Picasso, "L'Olivier près de l'Estaque" (1906) de Braque et une "Pastorale" (1906) de Matisse.

Complicité d'un antiquaire et d'un horloger

L’un des deux receleurs, Jean-Michel Corvez, un antiquaire de 61 ans, a été condamné à sept ans de prison. Le tribunal a considéré qu'il était le "véritable donneur d'ordre" du vol de tableaux, mandaté par un commanditaire. Quant au second receleur, Yonathan Birn, un horloger de 40 ans, il a écopé de six ans de prison. Il était "tombé amoureux" de la "Femme à l'éventail" (1919) de Modigliani, et avait accepté de garder les toiles avant, selon lui, de "s'en débarrasser ".

Le président du tribunal correctionnel de Paris a expliqué qu'il ne disposait "d'aucun élément de certitude" permettant de dire que ces œuvres avaient été détruites.

Avec AFP

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