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Donald Trump déclare la guerre à l'immigration clandestine mais épargne les "Dreamers"

Des officiers des services de l'immigration lors d'une opération contre des migrants clandestins, le 7 février 2017, à Los Angeles.
Des officiers des services de l'immigration lors d'une opération contre des migrants clandestins, le 7 février 2017, à Los Angeles. Charles Reed, Ice, AFP

Le gouvernement américain a publié de nouvelles directives sur l'immigration. Sur les 11 millions de clandestins présents aux États-Unis, tous sont potentiellement expulsables, sauf les "Dreamers", ceux arrivés enfants.

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Les clandestins qui bénéficiaient de l'indulgence des autorités américaines sous l'administration Obama ont été prévenus : presque aucun n'est désormais à l'abri.

>> Voir la revue de presse : "Trump, les clandestins, et les valeurs de l'Amérique"

Concrétisant les promesses de campagne de Donald Trump et un décret du 25 janvier, le département de la Sécurité intérieure a en effet autorisé, mardi 21 février, les agents d'immigration et de douane à interpeller la plupart des personnes en situation irrégulière, qu'ils rencontreraient dans l'exercice de leurs fonctions.

La nouvelle a intensifié les craintes des immigrés en situation irrégulière. Des cas récents d'arrestations en pleine rue ont semé le trouble parmi ceux qui s'estimaient jusqu'à présent à l'abri d'une expulsion. Près de Washington, des agents des services d'immigration ICE ont arrêté ces dernières semaines des clandestins sur le parking d'un supermarché ou encore près d'un refuge contre le froid géré par une église. Mardi, un Mexicain s'est suicidé quelques minutes seulement après avoir été expulsé des États-Unis, se jetant du haut d'un pont à Tijuana, tout près de la frontière.

Une exception pour les "Dreamers"

Les agents d’immigration vont toutefois faire une exception pour les sans-papiers arrivés enfants sur le territoire, surnommés les "Dreamers". Ces derniers ont obtenu un permis temporaire grâce au programme Daca, créé en 2012 par Barack Obama. À ce jour, environ 750 000 personnes en bénéficient.

Le sort de ces "Dreamers" divise depuis des années les républicains, entre ceux qui reconnaissent la légitimité de les demandes de régularisation et les conservateurs partisans d'une ligne dure, inquiets d'un appel d'air potentiel. Donald Trump lui-même a exprimé sa compassion à l'égard de ces jeunes gens, qui peuvent aujourd'hui travailler légalement sans craindre d'être expulsés.

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