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Dans la presse

"L'illusion du Front national doit être démasquée"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 23 février, la présentation d’un rapport sénatorial mettant en doute l’efficacité des politiques de déradicalisation, pour désembrigader les islamistes, le coût de la sortie de l’euro prônée par le FN, un nouveau témoignage sur les violences policières à Aulnay-sous-Bois. Et la prolifération des discours de haine dans le monde.

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A la Une de la presse française, ce matin, la présentation aujourd’hui d’un rapport sénatorial sur le désendoctrinement des individus embrigadés par les islamistes.
 
D’après le Figaro, ce bilan prouverait  «l’échec cuisant» des politiques de déradicalisation - un échec dû aux choix et à la mise en œuvre de ces programmes, mais aussi au fait que passé un certain stade de la radicalisation islamiste, un retour en arrière serait impossible. Le centre ouvert en juillet dernier, par exemple, serait actuellement vide, faute de volontaires – les auteurs du rapport sénatorial évoquant à son sujet l’existence avérée d’un «phénomène» d’emprise sur des individus y ayant séjourné dans le passé «paradoxal dans un milieu censé y remédier». Des conclusions qui amènent le Figaro à dénoncer «l’utopie» des politiques publiques menées depuis trois ans. «Pensait-on raisonnablement vaincre l’islamisme à coups d’ateliers sur «l’engagement citoyen», proposés à des individus radicalisés – mais pas trop – en milieu dit fermé, mais pas trop non plus?», interpelle le journal. Ce constat d’échec qui a amené la France à refuser le retour des djihadistes capturés en Syrie et en Irak. Le Monde affirme que les autorités tentent d’éviter que ces ressortissants lui soient remis, sans toutefois le reconnaître de façon claire et officielle. Un expert explique: «une partie de ceux qui lancent des appels au secours pour pouvoir rentrer, ou seraient susceptibles de se rendre, sont sincèrement ébranlés par tout ce qu’ils ont vécu. Mais il y a aussi ceux qui n’ont pas renoncé à leurs convictions et veulent continuer à agir depuis l’Europe».D’après le Monde, environ 680 Français seraient actuellement en Irak et en Syrie, dont 275 femmes. 230 y auraient été tués. Le journal rapporte l’histoire de Sarah, Amin, et de leur fille, qui disent avoir tenté de fuir le groupe Etat islamique en octobre dernier, après deux ans passés dans ses rangs. Après avoir été refoulés à la frontière turque, ils ont été capturés par l’Armée syrienne libre, qui les a autorisés à témoigner. Séparée de son mari, qui se présente, lui, comme un repenti, la jeune femme dit préférer être détenue en France qu’en Syrie, où elle témoigne de conditions de captivité très difficiles, pour elle et son enfant. Le ministère des Affaires étrangères dit ne pas être compétent, dans la mesure où la France a fermé son ambassade syrienne en 2012. La Turquie, dont l’accord est nécessaire, aurait d’autres priorités. Et le groupe de l’ASL qui détient la famille, lui, assure n’attendre qu’une réponse de la France pour lui remettre la famille.
 
A la une, également, le projet économique du Front national passé au crible. Les Echos font état d’une analyse de l’institut Montaigne, qui met en garde sur le coût considérable du retour au franc, prôné par le FN: «sortie de l’euro, les effets désastreux du projet FN», met en garde le think tank d’inspiration libérale, qui estime qu’un éventuel abandon de la monnaie unique amputerait le PIB de 180 milliards d’euros, et détruirait plus de 500 000 emplois. Verdict du journal: «Un programme basé sur un modèle de fermeture est synonyme de relégation pour notre économie» - «la France sous cloche», une France isolée, «serait un pays amputé d’une partie de sa souveraineté», un pays qui «perdrait son rang, sa voix, son âme».«L’illusion doit être démasquée. Il reste soixante jours. La tâche s’annonce toutefois difficile, à en croire le Figaro, qui rapporte que malgré les critiques sur son programme, et sa mise en cause dans les affaires, Marine Le Pen «conserve, malgré tout, sa dynamique» dans les sondages.
 
Soixante jours - le nombre de jours qu’il restera à François Bayrou pour faire en campagne, s’il décide de se porter candidat. D’après l’Opinion, le patron du Modem mettra fin cet après-midi au suspense sur ses intentions. «Seul ou avec Emmanuel Macron, François Bayrou, déjà trois fois candidat à la présidentielle, joue son ultime va-tout», annonce le journal, où le dessin de Kak le montre en compagnie du patron d’En Marche !, face à Benoît Hamon et François Fillon: «ce sont les chevaliers du ni. Personne ne sait exactement ce qu’ils veulent». Ni gauche, ni droite. Un refus des étiquettes qui vaut régulièrement à Emmanuel Macron l’accusation de dire «tout et son contraire», selon le Parisien, qui rappelle comment «Docteur Emamnuel et Mister Macron» a par exemple d’abord déclaré «être socialiste», en 2014, puis ne pas l’être, en août dernier, ou s’est dit favorable à une évolution des 35 h en novembre, avant de sembler changer d’idée le mois suivant.
 
A noter également ce matin, le témoignage d’un habitant d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, qui dit lui aussi avoir subi des violences de la part de policiers dans son quartier. Cet homme de 34 ans, assure que les faits se sont produits presque au même endroit et trois jours avant Théo, cet autre jeune homme qui accuse des agents des forces de l’ordre de l’avoir violé avec une matraque. «Le policier m’étranglait, j’ai cru que j’allais mourir», témoigne Djamel Dib, dans Libération, qui fait état de l’existence d’une courte vidéo attestant d’une interpellation violente.
 
La violence, qui peut prendre beaucoup de formes, comme le rappelle le rapport publié cette nuit par Amnesty International, repris par le Monde. L’ONG fustige cette année la prolifération, dans le monde des discours haineux, notamment les immigrés. Des discours de haine dont les leaders extrémistes n’ont pas le monopole, rappelle Amnesty, qui évoque la façon «parfois voilée» dont certains «partis dits centristes» formulent eux aussi des propos stigmatisants, comme lorsque le premier ministre néerlandais «invite les migrants à se comporter de façon «normale» ou à rentrer chez eux».
 
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