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La Russie se lance aussi dans la chasse aux "fake news"... mais selon ses propres critères

AFP

Le site du ministère des Affaires étrangères russe a lancé mercredi 22 février une rubrique fake news où sont répertoriés les articles jugés faux.

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La Russie se joint à la guerre contre les fake news. À sa manière.

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Newsweek rapporte que le site du ministère des affaires étrangères russe s'est dôté mercredi 22 février d'une rubrique où sont répertoriées les informations jugées fausses. "Ici, nous nous donnons pour mission d'identifier la propagande orchestrée par certains médias en fournissant des liens vers leurs sources", affirme Maria Zakharova, la porte-parole du ministère, dans des propos rapportés par RIA, un média qui, rappelons-le, se trouve sous la tutelle de l'État russe.

"Pour le fact-checking, on repassera"

Sur cette page dédiée aux fake news, on retouve pour le moment 5 articles issus de médias américains ou britanniques : le New York Times, Bloomberg, le Daily Telegraph, NBC News et le Santa Monica Observers. Le style se veut tapageur – un énorme tampon rouge "FAKE" figure sur chaque article – à défaut d'être informatif. En effet, aucune explication n'est donnée sur la présence de ces publication dans cette section du site. On doit se contenter d'une phrase en guise de justification : "ce matériel contient des données qui ne correspondent pas à la vérité." Pour le fact-checking, on repassera. 

Un tri incompréhensible

Les articles présentés comme faux questionnent l'action du Kremlin ou l'accusent d'enfreindre des lois. On parle ici de la mort suspecte d'un diplomate, d'un déploiement de missiles illégal ou d'une possible attaque informatique à l'encontre du candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron.

Dans ce dernier sujet que l'on doit à Bloomberg, un porte-parole du gouvernement russe est interrogé. À cette occasion, il nie les allégations formulées à l'encontre de son pays. Malgré cette déclaration, l'article siège bien dans la rubrique fake news du site du ministère des affaires étrangères. Doit-on alors considérer que seule une partie de l'article est fausse ou que l'article l'est dans sa totalité ? Maria Zakharova n'a pas apporté de précision à sujet, laissant planer le doute. 

La porte-parole a en revanche annoncé que d'autres publications allaient rejoindre la rubrique fake news. On finira peut-être par comprendre comment la Russie distingue les bonnes infos des mauvaises.

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