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Des rebelles syriens affirment avoir repris Al-Bab aux jihadistes de l’État islamique

Des rebelles syriens se battent aux côtés de soldats turcs pour reprendre la ville d'Al-Bab aux jihadistes de l'État islamique.
Des rebelles syriens se battent aux côtés de soldats turcs pour reprendre la ville d'Al-Bab aux jihadistes de l'État islamique. Rafat Ahmad, AFP

Trois groupes de rebelles syriens soutenus par la Turquie ont annoncé jeudi avoir repris la ville d’Al-Bab aux jihadistes de l’organisation État islamique. Cette cité était la dernière grande ville sous son contrôle dans la province d'Alep.

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La ville d’Al-Bab, fief de l’organisation État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, a été reprise aux jihadistes, ont annoncé jeudi 23 février trois groupes de rebelles syriens soutenus par la Turquie. Ankara s’est montrée plus prudente sur le bilan de cette reconquête.

Le ministre turc de la Défense Fikri Isik a indiqué à l'agence de presse progouvernementale Anadolu que "la ville d'Al-Bab est désormais presque entièrement sous contrôle". Les forces d'Ankara "sont entrées dans le centre-ville [...] Des opérations de ratissage de grande ampleur sont en cours", a-t-il ajouté.

"La perte d’Al-Bab priverait l’EI d’une importante source de revenus"

Si la reprise totale d'Al-Bab était confirmée par la Turquie, cela représenterait un succès majeur pour Ankara qui avait lancé fin août une opération militaire dans le nord de la Syrie pour chasser les jihadistes des environs de sa frontière.

>> À voir : Vidéo : l'EI assiégé dans son fief d’Al-Bab en Syrie

Al-Bab, où résidaient près de 100 000 habitants, "est importante car [sa perte] priverait l'EI d'une importante source de revenus à travers les taxes", a expliqué à l'AFP Aaron Stein, chercheur au centre de réflexion Atlantic Council basé à Washington.

Si la Turquie réussit son pari de "chasser l'EI de sa frontière [...], elle devra maintenant traiter la question d'une occupation prolongée d'un pays étranger et veiller à ce qu'il y ait une transition vers une administration civile", a toutefois estimé Aaron Stein.
 

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