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Clandestins aux États-Unis : le Mexique refuse d'accueillir les non-mexicains

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson (gauche) et son homologue mexicain Luis Videgaray, le 23 février 2017.
Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson (gauche) et son homologue mexicain Luis Videgaray, le 23 février 2017. Carlos Barria, Pool, AFP

Ulcéré par la politique migratoire du président Donald Trump, le Mexique a indiqué, vendredi, en pleine crise diplomatique entre les deux pays, qu'il n'accueillerait pas les clandestins non-mexicains expulsés des États-Unis.

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De plus en plus irrité par la politique migratoire de Donald Trump, le gouvernement mexicain a averti Washington qu'il n'accueillerait pas les clandestins expulsés des États-Unis n'ayant pas la nationalité mexicaine.

"Nous avons été très clairs, nous n'allons pas les recevoir, ils ne peuvent pas les laisser là-bas, aux frontières, car nous aurions à les refouler, il n'y a pas de possibilité qu'ils soient reçus par le Mexique", a prévenu, vendredi 24 février, le ministre de l'Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong sur Radio Formula.

Au cours de la semaine, l’administration Trump avait émis des instructions pour expulser les clandestins vers les pays par lesquels ils étaient entrés aux États-Unis, sans tenir compte de leur nationalité, précisant qu'il pourrait y avoir des sanctions si les nations concernées – à savoir le Mexique et le Canada – se refusaient à coopérer.

Cette nouvelle mise en garde intervient au lendemain de la visite officielle à Mexico de son homologue américain John Kelly et du secrétaire d'État Rex Tillerson. Depuis Mexico, ils avaient assuré qu’il n'y aurait "pas d'expulsions massives" de clandestins et que l'armée américaine ne serait pas utilisée contre eux.

Une relation bilatérale en crise

Le déplacement des deux émissaires de Donald Trump avait pour but de faire baisser la tension entre les deux pays qui traversent une grave crise diplomatique. Une crise provoquée par le style cinglant du nouveau président américain et sa politique migratoire et commerciale.

Jeudi, quelques heures avant cette visite, le multimilliardaire, qui projette toujours de construire un mur à la frontière avec le voisin mexicain, avait comparé les efforts engagés par son administration pour expulser certains immigrés clandestins à "une opération militaire".

Il a même affirmé que de "très mauvais gars" dont des "chefs de cartels" étaient expulsés des États-Unis à un rythme jamais vu. Toutefois, aucune information précise n’est venue confirmer ses déclarations, et les autorités mexicaines n'ont pour l'heure signalé aucune expulsion de narcotrafiquant des États-Unis.

Le service des douanes américaines et de protection des frontières a déjà fait savoir qu’il commencerait à attribuer des contrats d'ici la mi-avril pour la construction du mur promise par le président tout au long de sa campagne.

Quelque 11,1 millions d'immigrés clandestins vivent aux États-Unis, selon l'institut Pew sur 324,6 millions d'habitants. Environ 5,9 millions d'entre eux viennent du Mexique.

Avec AFP
 

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