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Syrie : les pourparlers de Genève plus fragiles que jamais après les attentats de Homs

L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar al-Jaafari, est le chef de la délégation du régime de Damas à Genève.
L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar al-Jaafari, est le chef de la délégation du régime de Damas à Genève. Pierre Albouy, AFP

Les discussions intersyriennes à Genève, déjà bien mal engagées malgré les efforts de l'ONU, apparaissent encore davantage fragilisées au lendemain des attaques meurtrières perpétrées samedi contre les services de renseignement syriens à Homs.

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Le processus de négociations de paix à Genève entre le régime du président Bachar al-Assad et l'opposition syrienne, sous l’égide de l’ONU, est toujours au point mort. Il apparaît même comme plus compromis, au lendemain d'un attentat meurtrier contre un symbole du pouvoir à Homs qui a replacé le "terrorisme" au cœur du débat.

Selon l'émissaire de l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura, les attaques perpétrées contre les services de renseignements syriens à Homs visaient à faire "dérailler" les négociations de Genève, entamées trois jours plus tôt. "À chaque fois que nous avons des pourparlers, il y a toujours quelqu'un qui essaye de faire dérailler le processus. Nous nous y attendions", a-t-il déclaré à la presse samedi 25 février.

Décryptage de Cédric Mas, analyste spécialiste du conflit syrien

Le régime syrien, de son côté, a promis des "représailles" contre le groupe Fateh al-Cham. Exclue des négociations, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda a revendiqué le carnage dans lequel entre 30 et 42 personnes sont mortes selon les sources, dont un proche du président syrien, le chef du renseignement militaire de Homs, Hassan Daaboul.

"Le régime tente de bloquer les négociations"

"Les attaques terroristes qui ont visé Homs constituent un message clair à Genève. Le message a été reçu et nous ne le laisserons pas passer sans représailles", a déclaré à la presse Bachar al-Jaafari, le chef de la délégation du régime syrien en Suisse.

"La priorité numéro un à Genève est de discuter du terrorisme", a-t-il dit à plusieurs reprises. À l'issue d'un entretien avec Staffan de Mistura, il a ajouté que le pouvoir syrien n'accepterait de discuter avec l'opposition que si celle-ci est "unifiée, condamne le terrorisme et n'a pas d'agenda étranger".

>> À lire : Accord sur la Syrie à Astana, les rebelles marginalisés

Les opposants ont également accusé Damas de chercher un prétexte pour mettre fin au processus politique, alors que le régime a procédé, après les attentats de Homs, à des raids de représailles dans le dernier quartier de la ville aux mains des insurgés, à Douma et à Hama. "Nous condamnons tous les actes terroristes commis par tous les groupes terroristes. Si l'opération à Homs a été menée par l'un d'entre eux, je le dis clairement", a déclaré le principal négociateur de l'opposition, Nasr al-Hariri. "Ils cherchent uniquement à se maintenir au pouvoir. Le régime tente de bloquer les négociations", a-t-il ajouté.

Présentés par l'ONU comme une opportunité "historique", les pourparlers de Genève paraissaient déjà bien mal engagés, avant même que les attentats de Homs ne soient perpétrés. Staffan de Mistura avait successivement rencontré, vendredi, les représentants du régime et de l'opposition, sans parvenir à faire avancer les discussions, les deux délégations ne se parlant même pas directement.

Avec AFP

 

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