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Attentat de Sousse : une enquête britannique met en cause les forces de sécurité tunisiennes

Des bouquets de fleurs déposés sur la plage de Sousse pour les victimes de l’attentat, le 27 juin 2015.
Des bouquets de fleurs déposés sur la plage de Sousse pour les victimes de l’attentat, le 27 juin 2015. Kenzo Tribouillard, AFP

Dans ses conclusions publiées mardi, un juge britannique chargé d'une enquête publique sur l'attentat de Sousse, en Tunisie, note que la réplique des forces de sécurité tunisiennes a été "au mieux désordonnée et au pire lâche".

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L'enquête menée au Royaume-Uni sur l'assassinat de 30 touristes britanniques en juin 2015, dans la station balnéaire de Sousse, en Tunisie, et rendue publique mardi 28 février, se révèle très critique sur l'attitude des forces de sécurité tunisiennes.

Dans ses conclusions, le juge Nicholas Loraine-Smith souligne que la réplique des forces de sécurité tunisiennes a été "au mieux désordonnée et au pire lâche". Il évoque également des retards "délibérés et injustifiables" dans leur action.

Le 26 juin 2015, le tireur, Seifeddine Rezgui, un étudiant de 23 ans, a parcouru à pied près de trois kilomètres entre le moment où des complices l'ont déposé et le moment où il a été tué par les forces de sécurité. Dans l'intervalle, il a assassiné 30 touristes britanniques et huit Tunisiens. L'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique.

Pas de négligence du tour-opérateur

Quelques jours après l'attentat, le Premier ministre tunisien Habib Essid avait déjà admis que la police avait été trop longue à intervenir. "Le temps de la réaction - là est le problème", avait-il déclaré à la BBC.

En revanche, le juge britannique ne conclut pas à une négligence fatale de Thomson Holidays, une filiale du groupe TUI, qui organisait le séjour, car les touristes ne dépendaient pas du tour-opérateur. Les familles des victimes avaient reproché au voyagiste de ne pas avoir suffisamment informé ses clients des avertissements du gouvernement britannique quant à des séjours en Tunisie et de ne pas avoir non plus facilité les annulations après un précédent attentat commis en mars 2015 au musée du Bardo, à Tunis.

Avec Reuters

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