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ÉTATS-UNIS

Discours de Donald Trump au Congrès sur fond de tensions au sein des républicains

Les élus de la Chambre des représentants prêtent serment, le 3 janvier 2017.
Les élus de la Chambre des représentants prêtent serment, le 3 janvier 2017. Jim Watson, AFP (archives)
4 mn

Donald Trump doit s'exprimer mardi devant le Congrès américain pour présenter sa vision politique et législative. Son discours pourrait faire émerger des divergences entre élus républicains, sur le budget et le démantèlement de l'Obamacare.

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Le président américain Donald Trump doit prononcer mardi 28 février son premier discours au Congrès américain, dominé par ses alliés républicains mais dont l'indépendance et la lenteur d'action pourraient frustrer les projets de réformes de l'impatient chef d'État.

Comme ses prédécesseurs à la même période de l'année, le président des États-Unis s'exprimera à 21 h (2 h GMT mercredi) au Capitole, dans l'hémicycle de la Chambre des représentants, où siègeront également les sénateurs, les ministres, des juges de la Cour suprême et d'autres notables de la république.

Le chef de l'État utilisera ce moment en prime-time pour tracer la voie politique et législative de la prochaine année, justifier la priorité militaire et donner un élan à ses réformes économiques et sociales. Mais son discours pourrait aussi faire émerger des divergences dans son propre camp.

Discours de Donald Trump au Congrès sur fond de tensions au sein des républicains

>> À lire : "Vidéo : aux États-Unis, une pétition réclame l'impeachment de Donald Trump"

Quel avenir pour l'Obamacare ?

Des différences pointent à l'horizon entre élus républicains, particulièrement sur la santé. Dans leurs circonscriptions, les parlementaires sont chahutés par leurs électeurs, inquiets du chamboulement annoncé de l'"Obamacare". Donald Trump et les républicains ont en effet promis d'abroger la réforme du système de santé emblématique de la présidence Obama, qui a permis à plus de 20 millions d'Américains de souscrire à une couverture maladie. Mais par quoi la remplacer ?

Un fossé se creuse au sein du parti républicain, entre l'aile libérale, dont fait partie le président de la Chambre, Paul Ryan, qui promeut un audacieux désengagement public, et les pragmatiques qui hésitent à démanteler un système qui a, malgré ses défauts, aidé des millions de leurs électeurs.

Donald Trump lui-même souffle le chaud et le froid : il laisse faire les chefs républicains du Congrès, qui pourraient dévoiler un texte dans les prochains jours, mais a souvent insisté sur la nécessité de couvrir tout le monde.

Négociations sur le budget 2018

Les tensions, pour l'instant en sourdine, entre l'exécutif et le pouvoir législatif pourraient croître lors des négociations qui s'ouvrent sur le budget 2018. Le locataire de la Maison Blanche veut doper de 9 % les dépenses militaires, déjà les plus importantes de la planète, et couper à la hache les crédits des autres ministères.

>> À lire : "Trump augmente les dépenses militaires de 54 milliards de dollars"

Un arbitrage inquiétant pour une centaine de hauts gradés de l'armée américaine à la retraite, dont le général retraité David Petraeus, ancien directeur de la CIA, qui ont demandé à Donald Trump de ne pas sacrifier le budget consacré à la diplomatie et à l'aide internationale, dans une lettre adressée au Congrès et à la Maison Blanche citée par CNN lundi.

Avec AFP

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