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Dans la presse

"Fillon: je me bats"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 2 mars, la décision de François Fillon de maintenir sa candidature à la présidentielle, malgré sa convocation par les juges, pour une possible mise en examen. Et le programme d’Emmanuel Macron.

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A la Une de la presse française, ce matin, la décision de François Fillon de maintenir sa candidature à la présidentielle, malgré sa convocation par les juges pour une probable mise en examen dans le «Penelopegate».
 
«Je me bats», martèle ce matin le candidat dans une interview à Midi-Libre, auquel il fait part de sa détermination à poursuivre sa campagne. Après une visite houleuse, hier après-midi, au Salon de l’agriculture, le patron des Républicains sera en meeting ce soir à Nîmes - comme si de rien n’était, ou presque. François Fillon, qui dit voir une tentative d’«assassinat politique» derrière les investigations dont il est l’objet, cible la justice et en appelle aux électeurs - «piétinant ainsi ses promesses», selon Libération, qui le présente comme «le forcené de la Sarthe», son ancien fief électoral. «Dans sa course suicidaire, accuse le journal, (François Fillon) mine l’Etat de droit sur lequel repose notre contrat social». «Dans un climat de révolte plus ou moins larvée contre les élites, (sa) violente charge contre la justice n’a d’autre effet que de délégitimer la loi, au moment où beaucoup, souvent au sein de la droite, appellent au respect de l’ordre républicain». «François Fillon prend en otage la présidentielle», poursuit l’Humanité, qui dénonce son «outrance» et sa «diatribe» contre les magistrats. «L’enfer, c’est les autres», lui fait dire le dessinateur Jul, qui le rebaptise «Jean-Paul Sarthe», le Jean-Paul Sartre de la Sarthe. La Croix «donne acte» à l’ex-Premier ministre de ne pas se dérober devant les juges, contrairement à Marine Le Pen mais regrette lui aussi de voir François Fillon «dénigrer» le travail de la justice «tout en paraissant soumettre le droit au suffrage des électeurs» - un discours «qui affaiblit la République que François Fillon aspire à présider», prévient le journal.
 
En appeler aux électeurs, pour juger de sa culpabilité ou de son innocence? Le Figaro, parle d’un «appel au peuple», jugé d’autant plus légitime que «les juges ne sont pas au-dessus de la démocratie». «Fillon tient bon», salue le journal, qui annonce une manifestation de soutien au candidat, dimanche prochain, au Trocadéro, à Paris. L’occasion pour le candidat de «tester le peuple de droite», d’après le Figaro, pour qui «ce n’est pas tant la détermination des juges que François Fillon doit redouter, mais la tentation du sauve-qui-peut qu’il doit conjurer». Le camp de François Fillon enregistre en effet ses premières défections. D’après les Echos, plusieurs élus, dont son ex-rival à la primaire, Bruno Le Maire, l’ont déjà désavoué, tandis que les centristes de l’UDI suspendent leur soutien. «Le chaos guette la droite et les fillonistes se raccrochent à cette certitude que si leur candidat renonçait, l’après serait pire encore», écrit le journal. «Juppé c’est 25 % de nos électeurs qui filent chez Le Pen», assure un partisan de François Fillon, qui résume ainsi les options qui s’offrent à la droite: «C’est très simple: c’est le chaos ou… le chaos». «La droite craque», résume l’Opinion.
 
La justice dicte désormais le tempo de cette campagne que François Fillon se dit déterminé à mener jusqu’au bout. A quoi faut-il s’attendre après sa convocation le 15 mars prochain? Eléments de réponse avec les Décodeurs du Monde, qui expliquent que la justice peut soit décider de clore l’affaire, soit le mettre en examen, soit l’entendre comme témoin assisté, comme cela s’est produit pour Nicolas Sarkozy dans l’affaire de ses comptes de campagne de 2012, soit de «geler» pour un temps l’instruction, comme ce fut le cas, là encore, pour Nicolas Sarkozy, dans l’affaire des écoutes téléphoniques.
 
Les difficultés de François Fillon, qui pourraient profiter à Marine Le Pen… ou Emmanuel Macron. Il l’avait promis, il le fait. Le candidat d’En Marche! détaille enfin son programme. Chômage, transparence, éducation, laïcité, terrorisme. Emmanuel Macron «dit tout», promet le Parisien, qui dit voir «s’ouvrir, à la façon d’un miracle biblique, la route de l’Elysée» devant l’ex-ministre de l’Economie. Celui-ci dit notamment vouloir interdire les parlementaires d’employer des proches avec de l’argent public, mettre en place un système universel de retraite, réformer le marché du travail et la formation professionnelle. Il promet 15 milliards d’euros pour la transition écologique.
 
Sans transition aucune, quoique, et pour terminer, le prix du billet pour faire le tour de la lune. Il y a quelque jours, le fantasque Elon Musk a annoncé être prêt à envoyer des touristes se promener dans l’espace, sans préciser toutefois le prix de la promenade. Qu’à cela ne tienne, l’Obs a sorti la calculette. Le magazine arrive à une estimation de 200 millions d’euros.
 
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