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Berlin et Tunis s’accordent sur l’accélération du renvoi de migrants

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi et la chancelière allemande Angela Merkel à son arrivée à Carthage, le vendredi 3 mars 2017.
Le président tunisien Béji Caïd Essebsi et la chancelière allemande Angela Merkel à son arrivée à Carthage, le vendredi 3 mars 2017. Fethi Belaïd, AFP

En visite en Tunisie, Angela Merkel a signé, vendredi, avec le chef de l'État Béji Caïd Essebsi un nouvel accord permettant d’accélérer le renvoi des migrants tunisiens, dont la demande d’asile a été rejetée en Allemagne.

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Un nouvel accord entre Berlin et Tunis a été signé vendredi 3 mars à l’occasion de la visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, en Tunisie. Le texte, qui concernera 1 500 personnes dans un premier temps, doit permettre d'accélérer les renvois de Tunisiens dont le titre de séjour a été refusé.

>> À lire : Merkel souhaite l’aide du nord de l'Afrique pour contenir les flux migratoires

Cette question était au cœur de la controverse sur le dossier du Tunisien Anis Amri, l'auteur présumé de l'attaque du 19 décembre contre un marché de Noël à Berlin. Ce dernier se trouvait encore en Allemagne six mois après le rejet de sa demande d'asile et les autorités tunisiennes avaient été accusées d'avoir bloqué durant une partie de 2016 son rapatriement. Elles avaient plaidé leur bonne foi, relevant que les procédures d'identification étaient longues et nécessaires.

"Madame Merkel sait que l’immigration et le terrorisme sont des questions clés pour sa campagne électorale"

"Votre pays peut compter sur notre soutien et notre coopération"

Des mesures seront dorénavant prises dans les consulats tunisiens en Allemagne pour accélérer les procédures, a assuré Béji Caïd Essebsi. De son côté, la chancelière allemande a annoncé le déblocage de 250 millions d'euros d’aide à la Tunisie, afin, notamment, de favoriser l'emploi des jeunes.

"Votre pays, en tant que jeune démocratie, peut compter sur notre soutien et notre coopération, politiquement, économiquement et socialement", a-t-elle dit devant le Parlement. "Nous le savons bien : la sécurité et le développement économique sont liés [...]. Au final, c'est dans notre intérêt à tous", a-t-elle ajouté.
 

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