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En meeting à Aubervilliers, François Fillon refuse d'abdiquer

François Fillon est apparu combatif à Aubervilliers le 4 mars.
François Fillon est apparu combatif à Aubervilliers le 4 mars. Geoffroy van der Hasselt, AFP

"N'abdiquez pas, ne renoncez jamais !", a lancé samedi François Fillon à ses soutiens réunis à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Le candidat de la droite refuse de s'avouer vaincu et croit toujours en ses chances à la présidentielle.

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"Fillon président ! Fillon président !" À son arrivée samedi aux Docks à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le candidat de la droite a été accueilli par les vivats de ses militants, qui ont même entonné "joyeux anniversaire" en l'honneur de l'élu de la Sarthe, né un 4 mars. Au micro, François Fillon est apparu combatif exhortant son public de 1 500 personnes à continuer de le soutenir pour qu'il puisse défendre son projet comme candidat Les Républicains à la présidentielle

"Votre engagement doit se poursuivre (...) La France a besoin de vous pour se réformer. Elle a besoin de vous pour heurter les Bastille et les citadelles derrière lesquelles s'abritent les conservatismes, les corporatismes et tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change", a déclaré le candidat, en grande difficulté dans sa campagne marquée par de multiples défections dans son camp, alors qu'il est menacé de mise en examen pour des emplois présumés fictifs et que sa demeure de Beaucé, dans la Sarthe, a été perquisitionnée vendredi après-midi, quelques jours après son appartement du 7e arrondissement de Paris.

Alors que son propre parti s'active pour le forcer au départ et propulser Alain Juppé, François Fillon n'en a cure. Dans l'entourage du candidat, interrogé par France 24, on confie que l'élu de la Sarthe n'a aucunement l'intention de renoncer : "Tant qu'il pensera être le mieux placé pour faire gagner son camp, il continuera. Son seul souci est de faire gagner son projet".

Le bureau politique des Républicains avancé

Cependant, les oppositions en interne sont loin de faiblir. En plein milieu de son discours, le parti a fait savoir que le comité politique était avancé de 24 heures, à lundi 6 mars, "pour évaluer la situation". Le comité est convoqué à l'initiative Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, et Gérard Larcher, président du comité politique, tous deux très proches de l'ancien Premier ministre. Il vise à faire le point "compte tenu de l'évolution de la situation politique à sept semaines du premier tour de l'élection présidentielle".

Interrogé à ce sujet, Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de Fillon et fidèle parmi les fidèles, a minimisé la portée de ce geste : " Cela ne va rien changer."

L'équipe de François Fillon mise sur la manifestation de dimanche au Trocadéro pour relancer la dynamique de la campagne : "À partir de 40 000 ou 50 000 personnes, on parlera de succès", souffle-t-on, alors que dans un premier temps le chiffre de 100 000 était évoqué. Si l'opération réussit, le candidat pourrait capitaliser en marquant une nouvelle fois sa détermination en passant dans un journal télévisé dans la soirée. Et quand serait-il si la manifestation faisait flop ?

Avec AFP
 

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