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Syrie : 66 000 personnes déplacées par les récents combats dans le nord, selon l'ONU

Des réfugiés syriens fuyant les combats entre l'armée syrienne et les combattants de l'EI à Kharufiyah, près de Manbij, le 4 mars 2017.
Des réfugiés syriens fuyant les combats entre l'armée syrienne et les combattants de l'EI à Kharufiyah, près de Manbij, le 4 mars 2017. Delil Souleiman, AFP

Plus de 60 000 personnes ont fui les combats sur différents fronts dans le nord de la Syrie, a annoncé l'ONU dimanche.

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Quelque 66 000 personnes ont été déplacées par les récents combats sur différents fronts dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, a indiqué dimanche 5 mars le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). "Ce chiffre inclut près 40 000 personnes déplacées d'Al-Bab et de la ville voisine de Tadef, et 26 000 autres issues de localités de l'est d'Al-Bab."

Al-Bab était un bastion important de l'organisation État islamique (EI) dans le nord de la Syrie. Il a été pris le 23 février par les forces turques et des groupes rebelles syriens alliés, après des semaines de combat acharné. Selon l'ONU, "39 766 personnes d'Al-Bab ont fui la ville pour d'autres secteurs du nord sous le contrôle d'autres groupes rebelles". L'organisation dit craindre pour leur vie en raison des risques posés par les bombes et engins non explosés disséminés par l'EI dans ces secteurs.

Majorité de femmes et d'enfants

Les troupes du régime de Bachar al-Assad, soutenues par les aviations syrienne et russe mènent parallèlement depuis janvier une offensive pour chasser totalement les jihadistes de l'EI du sud-est de la province d'Alep. Un grand nombre de déplacés cherchent refuge à Manbij, une ville située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque et qui est aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance de combattants kurdes et arabes) depuis août.

>> À lire : le régime syrien reprend Palmyre des mains de l'EI

Un correspondant de l'AFP à Manbij a rapporté que des longues queues de civils se formaient dimanche devant des checkpoints menant à la ville. En voiture, ou dans des pick-up, de nombreux civils, en majorité des enfants et des femmes portant le voile noir étaient contrôlés sur ces checkpoints par les FDS pour s'assurer qu'aucun jihadiste ne se trouvait parmi eux. La ville accueille déjà des dizaines de milliers de déplacés ayant fui les affrontements précédents.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué samedi que plus de 30 000 civils, en majorité des femmes et des enfants, avaient fui au cours de la semaine écoulée l'avancée de l'armée syrienne dans l'est de la province d'Alep.

Avec AFP

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