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Accusé d'agressions sexuelles, le député Denis Baupin ne sera pas jugé pour cause de prescription

Le vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, durant une session de questions au gouvernement, le 2 décembre 2015 à Paris.
Le vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, durant une session de questions au gouvernement, le 2 décembre 2015 à Paris. Martin Bureau, AFP

L'enquête ouverte contre le député écologiste Denis Baupin, accusé de harcèlement et d'agression sexuelle, a été classée sans suite "en raison de la prescription des faits", a annoncé lundi le procureur de Paris dans un communiqué.

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La révélation, en mai 2016, des accusations de harcèlement ou d'agression sexuelle à l’encontre du député écologiste Denis Baupin avait violemment secoué les couloirs de l’Assemblée. Le parquet de Paris a annoncé dix mois plus tard, lundi 6 mars, le classement sans suite de l’affaire "en raison de la prescription des faits".

"Il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits", a indiqué le procureur de la République, François Molins, dans ce communiqué.

Le scandale avait éclaté après que huit femmes, quatre anonymes et quatre élues écologistes, avaient dénoncé les agissements de Denis Baupin. La photo de celui qui était alors vice-président de l'Assemblée nationale, posant en rouge à lèvres avec des collègues masculins pour dénoncer les violences faites aux femmes, les avait fait rompre le silence.

"Le DSK des Verts"

"Je ne suis pas le DSK des Verts", avait-il contesté avant de porter plainte pour "diffamation publique" et de démissionner de la vice-présidence de l'Assemblée. Il a depuis annoncé qu’il ne se représentera pas aux législatives.

Trois des quatre élues, Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Ellen Debost avaient tout de même déposé plainte, suivies par Véronique Haché, actuelle directrice d'Autolib, pour une agression sexuelle en 2004, à l'époque où elle travaillait au cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë.

Le retentissement de l'affaire a permis de jeter la lumière sur ces pratiques. Au lendemain des révélations, un collectif de 500 militants et élus de tous bords avait lancé un appel dans Libération contre les auteurs de harcèlement sexuel.

L'initiative avait été suivie, quelques jours plus tard dans Le Journal du Dimanche, par 17 anciennes ministres françaises qui annonçaient qu'elles ne se "tairaient plus" et dénonceraient "systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés".

Avec AFP

 

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