Accéder au contenu principal

Vers un ticket Fillon-Baroin pour réconcilier la droite ?

François Fillon et François Baroin, le 7 février 2017, à Romilly-sur-Seine, à proximité de Troyes.
François Fillon et François Baroin, le 7 février 2017, à Romilly-sur-Seine, à proximité de Troyes. François Nascimbeni, AFP

Alors qu’Alain Juppé a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle, favorisant le maintien de François Fillon, le nom du sarkozyste François Baroin revient en boucle pour favoriser une sortie de crise chez Les Républicains.

PUBLICITÉ

Les Républicains vont-ils enfin régler la question de leur candidat à l’élection présidentielle ? En affirmant clairement et "une bonne fois pour toutes", lundi 6 mars, qu’il ne serait pas le plan B tant désiré au sein de son parti, Alain Juppé a conforté la candidature de François Fillon. Mais ce dernier doit encore rallier à lui les sarkozystes qui pourraient tenter de le convaincre de se désister au profit de François Baroin ou, du moins, de lui accorder une place encore plus importante.

Le sénateur-maire de Troyes est déjà monté en puissance au sein de l’équipe de campagne de François Fillon depuis la mi-janvier et un déjeuner entre l’ex-président de la République et son ancien Premier ministre. Son rôle auprès du vainqueur de la primaire de la droite est même devenu primordial depuis les premières révélations du Canard Enchaîné fin janvier. Sa présence, dimanche après-midi à la manifestation de soutien au candidat LR au Trocadéro, a notamment été particulièrement remarquée alors que de nombreux soutiens ou anciens soutiens avaient fait défection.

>> À suivre en direct : réunion du comité politique des Républicains

Si le député du Rhône Georges Fenech a demandé lundi matin sur BFM TV "qu’un autre candidat émerge", citant François Baroin, le premier cercle des sarkozystes réunis au même moment au bureau de l’ancien président, rue de Miromesnil, ne va toutefois pas aussi loin. "On n'est dans aucun cas dans un ultimatum à M. Fillon, a déclaré à l’AFP le député de Seine-et-Marne Christian Jacob. On fait une analyse objective de la situation pour voir dans quelles conditions on peut rassembler les électeurs de la droite et du centre."

Chiraquien historique, ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy, soutien de ce dernier durant la primaire de la droite et reconverti en fidèle de François Fillon depuis un mois et demi, François Baroin semble avoir le profil pour être le rassembleur dont Les Républicains ont besoin pour sortir de la crise, estiment certains.

"Le statu quo est désormais l’hypothèse la plus probable"

"La décision d’Alain Juppé remet beaucoup de choses en question, confie également à France 24 un proche d’un haut responsable de LR qui tentait de convaincre François Fillon de se retirer. La seule porte de sortie crédible s’est refermée. Le statu quo est désormais l’hypothèse la plus probable. Il faut éviter de causer des dégâts irréversibles en maintenant la solution la moins mauvaise qui soit."

Le candidat à l’élection présidentielle sait que, statutairement, personne ne peut le contraindre à jeter l’éponge. Et comme il l’a redit au 20 heures de France 2, dimanche soir, il estime également être le seul candidat légitime possible en raison de sa victoire lors de la primaire de la droite en novembre.

François Fillon a toutefois laissé entendre qu’il était ouvert à la discussion et, à défaut de son retrait, c’est l’idée assez floue d’un ticket Fillon-Baroin qui commence à faire son chemin. Le premier a reçu le second à son QG de campagne lundi après-midi et les négociations devraient se poursuivre lundi soir, à l’occasion du comité politique de LR. Mais il faudra sans doute attendre la rencontre entre François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, dont la date n’a pas encore été officiellement confirmée, pour qu’une issue à la crise soit enfin actée.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.