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DIPLOMATIE

La Corée du Nord retient les ressortissants malaisiens sur son territoire et vice versa

Le Premier ministre malaisien, Najib Razaq, a dénoncé une décision "détestable", faisant des Malaisiens en Corée du Nord des "otages".
Le Premier ministre malaisien, Najib Razaq, a dénoncé une décision "détestable", faisant des Malaisiens en Corée du Nord des "otages". Saeed Khan, AFP
Texte par : Valentin GRAFF
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2 mn

L'assassinat en Malaisie du demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a gravement détérioré les relations entre les deux pays. Kuala Lumpur a interdit aux Nord-Coréens de quitter son territoire après une décision similaire de Pyongyang.

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Le torchon brûle entre la Corée du Nord et la Malaisie. L’assassinat de Kim Jong-nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le 13 février sur le territoire malaisien, a déclenché une escalade des tensions qui a conduit Pyongyang à interdire aux ressortissants malaisiens de quitter son territoire avant que Kuala Lumpur n’en fasse de même avec les Nord-Coréens.

C’est l’enquête malaisienne concernant la mort de Kim Jong-nam qui a créé les conditions d’une telle surenchère : mardi 7 mars, le chef de la police malaisienne a annoncé que trois Nord-Coréens visés par l’enquête se cachaient à l'intérieur de l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, et a accusé Pyongyang de refuser de coopérer à l'enquête.

La Corée du Nord a répondu à ces accusations en interdisant "temporairement" aux ressortissants malaisiens de quitter son territoire afin "d'assurer la sécurité" de ses propres ressortissants et diplomates en Malaisie, a rapporté le même jour l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

"Otages"

Le Premier ministre malaisien, Najib Razaq, a dénoncé une décision "détestable" et annoncé dans un premier temps interdire aux personnels de l’ambassade nord-coréenne de quitter le territoire, avant d’étendre la mesure au millier de Nord-Coréens présents en Malaisie, jusqu'à ce que la sécurité des Malaisiens en Corée du Nord soit garantie.

Najib Razaq a dénoncé dans un communiqué "un acte odieux, faisant (des) ressortissants (malaisiens) des otages de faits, au mépris de toutes les lois internationales et des normes diplomatiques". Il a convoqué une réunion d'urgence du conseil de sécurité nationale.

Avec Reuters et AFP

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