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Dans la presse

"Droits des femmes, la lutte infinie"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 8 mars, la Journée internationale pour les droits des femmes, et les derniers développements de la campagne pour la présidentielle.

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A la Une de la presse française, ce matin, la Journée internationale des droits des femmes, qui intervient cette année dans un contexte politique difficile.
 
Un contexte «réactionnaire», selon Libération, qui évoque notamment les menaces qui planent sur l’IVG et l’élection de Donald Trump, aux Etats-Unis. Libé estime que la lutte est loin d’être terminée: «Le torchon rebrûle», annonce le journal, qui rappelle que les syndicats et les associations féministes appellent à la grève à 15h40 - l’heure qui symbolise l’écart de 26% entre les salaires des hommes et des femmes en France. Le Monde évoque un «8 mars revendicatif pour l’égalité salariale», alors que de nombreux facteurs expliquent que les inégalités perdurent: «les femmes subissent les conséquences des arrêts liés à leur maternité, effectuent toujours l’essentiel des tâches domestiques, ce qui freine leur investissement professionnel, font moins d’heures supplémentaires, travaillent davantage à temps partiel, occupent des emplois moins qualifiés, et sont très majoritaires dans les filières les moins valorisées, tels que le nettoyage ou les services à la personne».
 
La liste vous paraît longue? Sachez que les inégalités ne s’arrêtent pas là, disséminées dans la vie de tous les jours, subies dès le plus jeune âge. Le Parisien propose de vous dire à quoi vous attendre au quotidien si vous naissez femme aujourd’hui - au fait de vous sentir moins brillante que les garçons dès l’âge de 6 ans, comme l’a récemment montré une étude publiée dans «Science», ou encore, à devoir adapter votre tenue pour ne pas vous faire harceler dans les transports en commun, où  87% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel. Simone de Beauvoir disait qu’«on ne naît pas femme, on le devient». Or la guerre contre les clichés commence dès le berceau – c’est ce que rappelle la Croix, qui explique comment «la féminité se construit d’abord en famille».
 
Les inégalités hommes/femmes perdurent aussi beaucoup dans la politique. «Du parlement aux collectivités locales, le chemin vers la parité s’élargit, mais est encore obstrué par les clichés sexistes», accuse l’Humanité, qui rappelle que seules 27% des députés sont des femmes. Peu présentes sur les bancs de l’assemblée, les femmes ou plutôt la question de l’égalité hommes/femmes n’a pas été oubliée par les candidats à la présidentielle, d’après les Echos, qui rapportent qu’Emmanuel Macron met l’accent sur le respect de la loi par les entreprises, François Fillon sur l’augmentation des places en crèche, tandis que Marine Le Pen dit faire de la lutte contre l’islamisme sa priorité, et Benoît Hamon défend un allongement du congé paternité.
 
Comment les choses se passent-elles ailleurs? Ce sont les féministes islandaises, nous apprend l’Humanité, qui sont à l’origine de l’idée de grève à l’occasion de la Journée des droits des femmes. Le 24 octobre 2016, 25 000 d’entre elles sont descendues dans les rues à 14h38, très précisément. Si l’une des initiatrices de cette manifestation, Marianna Traustadottir, se félicite des avancées obtenues grâce à la mobilisation, celle-ci dit aussi voir avec inquiétude beaucoup de jeunes femmes éduquées considérer que «le combat est derrière elle». Les Islandaises manifestent, les Suédoises, elles, ont désormais la possibilité de décrocher leur téléphone pour dénoncer ce qu’on appelle le «mansplaining», cette fâcheuse tendance qu’ont certains hommes à expliquer aux femmes comment faire quelque chose qu’elles savent déjà faire, ou se posent en experts sur des sujets qu’elles maîtrisent davantage. Une attitude entre condescendance et paternalisme, dénoncée par des centaines de femmes sur la ligne mise à leur disposition, d’après le Figaro. Malgré la multiplication des politiques volontaristes, certains phénomènes ont la vie dure, comme en témoigne le problème des violences conjugales en Espagne. D’après la Croix, alors que le pays s’est doté d’une loi pionnière sur le sujet, l’une des plus avancées d’Europe en la matière, l’Espagne ne semble pas parvenir à endiguer ce fléau, qui a déjà tué 21 femmes depuis le début de cette année 2017.
 
A l’occasion de cette Journée, on a relevé la proposition de Slate. Le site ironise sur la façon dont la gent masculine peut être sollicitée pour témoigner, tout au long de la journée, de sa solidarité de façon éventuellement «tapageuse et photogénique». «Si vous tenez tant à participer à cette gigantesque mascarade qu'est devenu le 8 mars, écrit l’auteure, une femme, of course, je vous recommande fortement d'appliquer le conseil suivant. Vous êtes prêt? Alors, messieurs, le 8 mars, NE FAITES RIEN. TAISEZ-VOUS. ON JOUE AU ROI DU SILENCE. Le premier qui l'ouvre a perdu».
 
Un mot de la campagne présidentielle, pour terminer. Alors que la droite tente de se rassembler, le Canard Enchaîné poursuit ses révélations sur François Fillon, affirmant que le candidat a omis de déclarer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique un prêt sans intérêt de 50 00 euros, obtenu en 2013 auprès de l’homme d’affaires Mac Ladreit de Lacharrière - «un oubli», d’après François Fillon, qui assure par ailleurs avoir remboursé l’intégralité de ce prêt. Bonne nouvelle, en revanche, pour le candidat, la décision des centristes de l’UDI de lui renouveler, finalement, leur soutien, suspendu quelques jours après l’annonce de sa convocation par les juges. Un soutien «sous réserve d’initiatives de rassemblement», d’après le Monde.
 
A gauche, «les poids lourds du PS (seraient) prêts à se rallier au candidat d’En marche !, Emmanuel Macron» - c’est ce qu’assure le Figaro, qui explique que plusieurs ténors socialistes «ne se reconnaissent pas dans le programme du candidat de leur propre parti», Benoît Hamon. Celui-ci chercherait toujours «le déclic» de sa campagne, selon Libération, qui raconte comment le candidat «revient par petites touches dans l’axe de sa famille politique», défendant notamment une partie du bilan du quinquennat comme le réclamaient certains de ses camarades.
 
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