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Syrie : les États-Unis envoient 400 militaires supplémentaires pour faire tomber Raqqa

Un convoi de chars de l'armée américaine traverse un village près de la ville de Manbij, en Syrie, le 5 mars 2017.
Un convoi de chars de l'armée américaine traverse un village près de la ville de Manbij, en Syrie, le 5 mars 2017. Delil Souleiman, AFP

Envoi de militaires supplémentaires, réunion de pays de la coalition anti-jihadistes... Washington a multiplié les annonces, jeudi, dans le cadre de la lutte contre l'organisation État islamique en Syrie et en Irak.

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Donald Trump, qui a promis d'éradiquer l'organisation État islamique (EI), pousse les feux en Syrie. L'administration américaine a en effet annoncé, jeudi 9 mars, l'envoi de 400 militaires supplémentaires en prévision de l'assaut sur Raqqa, fief des jihadistes.

La coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) est, quant à elle, à proximité du bastion du groupe extrémiste et sur le point d'achever l'isolement du reste des territoires jihadistes.

Mais la partie n'est pas encore gagnée. Le Pentagone cherche désormais à assurer la chute de cette ville de 300 000 habitants, ex-vitrine de la propagande des jihadistes. Washington doit donc envoyer des Marines, un déploiement "temporaire", a précisé un porte-parole militaire américain.

Une décision qui intervient alors que l'étau de la coalition internationale se resserre autour de Mossoul, bastion des combattants de l'EI en Irak. Ces derniers sont assiégés dans la partie ouest de Mossoul et, selon un responsable de la Défense américaine, leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi, aurait quitté la ville.

Réunion de la coalition contre l'EI

Washington a également annoncé une réunion ministérielle de 68 pays de la coalition antijihadiste le 22 mars, pour accélérer la chute de l'EI.

Les militaires américains sont toutefois restés avares de détails, notamment parce que l'administration Trump, pour l'instant, n'a pas révélé ses intentions en matière de lutte contre l'EI. Le Pentagone a transmis fin février à la Maison Blanche le plan de lutte contre le groupe jihadiste demandé par Donald Trump, mais le président américain n'a pas encore indiqué les options qu'il avait retenues.

>> À voir : L'administration Trump est divisée entre hommes d’affaires, idéologues et militaires

Selon la presse, le Pentagone a notamment proposé l'envoi de forces spéciales américaines supplémentaires, d'artillerie et d'hélicoptères de combat pour appuyer l'offensive sur Raqqa. Cinq cents soldats américains sont déjà présents dans le nord de la Syrie.

Ménager Ankara

Le problème pour l'administration Trump est que la Turquie, un allié clé des États-Unis, s'oppose à ce que la reprise de Raqqa soit confiée aux Forces démocratiques syriennes. Ankara estime en effet que ces FDS ne sont qu'un paravent pour les milices kurdes YPG, qu'elle considère comme une organisation terroriste. De leur côté, les militaires américains estiment que les FDS sont les seules à pouvoir faire tomber rapidement la capitale de facto des jihadistes.

>> À lire : L’entente turco-russe compromet les desseins autonomistes des Kurdes de Syrie

Interrogé lors d'une audition à la commission des Forces armées du Sénat jeudi matin, le général Joseph Votel a confirmé que la situation était très tendue avec Ankara.

Avec AFP

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