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Benoît Hamon cherche un deuxième souffle pour sa campagne

Benoît Hamon, le 9 mars, sur le plateau de 'L'Emission politique', sur France 2.
Benoît Hamon, le 9 mars, sur le plateau de 'L'Emission politique', sur France 2. Gabriel Bouys, AFP

Le candidat socialiste qui fait face à des réserves dans son propre camp a tenté de convaincre jeudi soir sur France 2 de la crédibilité de son programme et des faiblesses du projet d'Emmanuel Macron.

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"Je suis un combattant. J'ai appris à me battre, y compris quand les vents sont mauvais". Interpellé sur la désaffection d'une partie de son camp et concurrencé sur sa droite par Emmanuel Macron, Benoît Hamon a tenté de remettre à flot, jeudi 9 mars sur France 2 lors de 'L'Émission politique', pendant deux heures, une campagne dangereusement un peu enlisée.

"J'ai une légitimité, c'est celle que deux millions d'électeurs de gauche m'ont donnée", a fait valoir Benoît Hamon, venu à l’émission en compagnie de l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira, de l'écologiste Yannick Jadot, de l'ancien ministre de l'Éducation et ex-candidat à la primaire citoyenne, Vincent Peillon, du secrétaire d'État Matthias Fekl, ou du président du groupe socialiste à l'Assemblée, Olivier Faure. Dans la matinée, le vainqueur de la primaire citoyenne et ancien ministre s'était efforcé de prouver sa capacité à rassembler son camp, en conviant à son QG le Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Question de Thierry Marx

Le soir à la télévision, face aux interrogations sur les points les plus polémiques de son programme, le candidat socialiste a tenté de calmer les "inquiétudes" de ses camarades socialistes, de Manuel Valls à Bertrand Delanoë (qui s'est prononcé en faveur d'Emmanuel Macron). Non, il n'est pas le candidat de la "fin du travail". "Je considère comme vous que le travail c'est être utile, se réaliser, prendre du plaisir, pouvoir obtenir une considération dans le regard des autres, avoir un salaire", a assuré Benoît Hamon, en réponse à une question du chef cuisinier Thierry Marx. Le candidat avait défendu auparavant la version amendée de son revenu universel d'existence, qui concerne désormais, outre les Français les plus pauvres et certains jeunes de 18 à 25 ans, les salariés touchant jusqu'à 1,9 smic, pour un coût de "35 milliards d'euros", "en-deçà du pacte de responsabilité et du CICE". "Derrière, il y a d'autres étapes", a souligné le candidat, sans s'attarder davantage sur la manière dont ce revenu deviendrait effectivement "universel".

Invité à s'expliquer avec le maire de Montpellier, Philippe Saurel, soutien d'Emmanuel Macron, le socialiste s'en est encore pris au candidat d'En Marche !, voyant dans le projet qualifié de "dangereux" de l'ancien ministre de l'Économie "le contraire d'une politique d'égalité et de justice sociale" et un "marche-pied" pour le Front national. "Il nous prépare une France ingouvernable", a également averti Benoît Hamon, se demandant "comment Emmanuel Macron gouvernera demain en allant de Robert Hue à Alain Madelin". Lui-même s'est targué de porter un projet "clair, limpide, identifiable", et… "social-démocrate".

Avec AFP

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