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Vidéo : à Paris, des tailleurs de pierres transforment les "blocs anti-migrants"

Des blocs de pierre ont été installés début février 2017 sur le boulevard Ney, au nord de la capitale, par la Mairie de Paris.
Des blocs de pierre ont été installés début février 2017 sur le boulevard Ney, au nord de la capitale, par la Mairie de Paris. Alain Jocard, AFP

Sous le pont de la Chapelle, des tailleur de pierres se sont emparés des blocs disposés là par la Mairie de Paris pour éviter de nouveaux campements de migrants. Ils y ont gravé la devise de la République : "Liberté, égalité, fraternité".

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En gravant la devise de la République française "Liberté, égalité, fraternité" sur les blocs de pierre disposés sous le pont de la Chapelle, dans le nord de Paris, un collectif de tailleurs de pierre a voulu leur donner un sens politique.

Ces pierres avaient été mises en place début février sous un pont de la Porte de la Chapelle, à proximité immédiate du centre humanitaire où des réfugiés avaient l'habitude de passer la nuit. La Mairie de Paris avait mis en avant l'imminence de travaux de voirie pour justifier l'installation, dénoncée par les associations comme étant un harcèlement des migrants.

"Situation anormale"

"Nous sommes tailleurs de pierres, alors c'est un matériau qui nous parle", a expliqué à l’AFP l'un des organisateurs, Richard, du collectif "Cœur de pierre et solidaire". "Nous voulions trouver une solution pour que cette situation anormale change", a-t-il ajouté.

Hugues Moncelet, membre du collectif, s’applique à graver "Fraternité" dans un bloc de roche. "J’ai l’impression que nos responsables ont oublié ce mot", confie-t-il à France 24.

Pour le collectif Solidarité Migrants Wilson, qui a signalé "avec effroi" cette installation dans un communiqué sur sa page Facebook, les pierres "ont été placées sous ce pont pour empêcher les réfugiés d'y dormir". "Cette occupation hostile de l'espace public" est "indigne", se désole avec "dégoût" le collectif des "P'tis dej' à Flandres".

L'association, qui avait été l'une des premières à dénoncer, après Médecins sans frontières, la confiscation de couvertures des migrants à Paris en janvier, accuse une "politique de non accueil" des pouvoirs publics, en droite ligne selon elle de l'édification de barrières sur les lieux des anciens campements – sous le métro aérien notamment.

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