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Syrie : plusieurs factions rebelles boycottent les négociations d'Astana

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, à Astana.
L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, à Astana. Kirill Kudryavtsev , AFP (archives)

Plusieurs factions rebelles syriennes ont annoncé qu'elles ne participeraient, pas mardi et mercredi, au nouveau cycle de négociations de paix avec le régime syrien, organisé à Astana, au Kazakhstan.

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Plusieurs délégations sont arrivées à Astana pour participer à un nouveau round de pourparlers consacré à la crise en Syrie, prévu mardi 14 et mercredi 15 mars, en dépit de l'appel au boycott émis par certains groupes rebelles syriens.

Un porte-parole de la délégation de l'opposition armée, Oussama Abou Zeid, a justifié cet appel par "des promesses non tenues liées à la cessation des hostilités" en Syrie, où un cessez-le feu a été décrété en décembre à l'initiative de la Russie, soutien du régime, et de la Turquie, qui appuie certaines factions rebelles.

"Nous avons décidé de ne pas participer (aux négociations) d'Astana", car le cessez-le-feu n'a pas été respecté, a également indiqué Ahmad Othman, un commandant de la faction Sultan Mourad, un groupe rebelle soutenu par Ankara. "Le régime et les milices (pro-régime) continuent de bombarder, déplacer (des civils) et faire le siège" de localités syriennes, a-t-il précisé à l'AFP.

Il a indiqué à l'agence Reuters qu'il attendait toujours une réponse de Moscou à une lettre demandant à la Russie d'agir comme garante et de mettre fin aux violations du cessez-le-feu.

Assad dit vouloir avant tout "en finir avec les extrémistes"

Pour l’instant, seules la délégation du régime dirigée par l'ambassadeur auprès des Nations unies Bachar al-Jaafari, celle de l'ONU et celle de la Russie sont déjà sur place, a indiqué le ministère kazakh des Affaires étrangères, précisant que d'autres arriveraient plus tard dans la journée.

De son côté le président syrien Bachar al-Assad a affirmé, dans un entretien publié lundi, à la veille du nouveau round de négociations, que l'avenir de la Syrie ne serait décidé qu'après "en avoir fini avec les extrémistes" et avoir réalisé une réconciliation nationale.

Selon l'Unicef, plus de 650 enfants ont été tués l'an dernier en Syrie

"Ce serait un luxe que de parler maintenant de politique alors qu'on risque d'être tué peut-être dans quelques minutes, qu'on a des attaques terroristes", a-t-il dit à un groupe de journalistes occidentaux, selon l'agence officielle Sana.

Deux cessions de négociations indirectes ont déjà eu lieu cette année dans la capitale kazakhe, les 23-24 janvier puis à la mi-février, mais sans déboucher sur des résultats permettant d'envisager une solution à un conflit qui a fait plus de 320 000 morts en six ans. Des pourparlers organisés par l'ONU doivent également reprendre le 23 mars à Genève.

Avec AFP et Reuters
 

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