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Dans la presse

"Syrie, le printemps martyrisé"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 15 mars, la mise en examen de François Fillon, notamment pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen objet d’un redressement fiscal, Emmanuel Macron mis en cause pour délit de favoritisme, notamment. Et, malgré tout, l’espoir des Français de voir les politiques surmonter la crise de confiance actuelle. Et celui des Syriens en mars 2011.

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A la Une de la presse française, ce matin, la mise en examen de François Fillon, à quarante jours du premier tour de la présidentielle.
 
Convoqué avec 24 heures d’avance, le candidat de la droite, qui a accepté de rendre dans le bureau des juges, mais a refusé de répondre à leurs questions, se limitant à lire une déclaration, est notamment soupçonné de détournement de fonds publics. «Une situation inédite», rappelle le Parisien, qui tente d’évaluer l’impact politique de cette mise en examen, ce qu’elle peut changer… ou pas». A en croire sa garde rapprochée, la mise en examen de François Fillon serait «un non-événement», le candidat l’ayant annoncée lui-même, au début du mois. Mais si ses amis relèvent  qu’il «n’a jamais décroché dans les intentions de vote pour le premier tour, même au plus fort de la tempête», le Parisien évoque, lui, son obligation «de se raccrocher à cet électorat coûte que coûte, au risque de se ratatiner». S’agissant du calendrier judiciaire, le Parisien estime que François Fillon devrait être à l’abri d’une nouvelle convocation d’ici le 7 mai, la date du second tour. «Un procès n’est guère envisageable avant au moins un an, voire plusieurs années», selon le journal.
 
En attendant un éventuel procès, le candidat poursuit sa campagne. Le Figaro raconte que François Fillon a maintenu, hier, ses rendez-vous après son audition chez les juges. Comme si de rien n’était, il s’est exprimé en début d’après-midi, devant la Fédération nationale des chasseurs, avant de recevoir Jean-Christophe Lagarde pour sceller l’union avec les centristes de l’UDI, avant de peaufiner le nouvel organigramme de campagne, qu’il doit présenter aujourd’hui. Certes, écrit le Figaro, «sa mise en examen reste un boulet, mais ce n’est plus une épée de Damoclès. Son affaire émettra toujours un bruit de fond désagréable pour lui, mais ne sera plus une interférence rendant totalement inaudible le reste de sa campagne».
François Fillon reste toutefois largement distancé, dans les sondages, par Marine Le Pen. La patronne du Front national, qui ne semble pas souffrir politiquement des mises en cause judiciaires de membres de son entourage, soupçonnés d’avoir bénéficié d’emplois fictifs, sera-t-elle davantage touchée par les deux procédures de redressement fiscal dont elle est l’objet? D’après le Monde, la candidate est soupçonnée d’avoir largement sous-évalué ses biens, détenus en commun avec son père, Jean-Marie Le Pen.
 
Lui aussi accusé d’avoir sous-estimé son patrimoine, Emmanuel Macron est quant à lui mis en cause par l’association anti-corruption Anticor, qui a décidé de saisir la Haute autorité de transparence de la vie publique, selon Libération, qui rapporte que le parquet de Paris a également ouvert hier une enquête préliminaire pour favoritisme autour d’un événement organisé en son honneur à Las Vegas, lorsqu’il était ministre de l’Economie – une soirée à 380 000 euros qui n’aurait fait l’objet d’aucun appel d’offre. Emmanuel Macron continue, malgré tout, d’engranger les soutiens, tout en laissant entendre qu’il n’est pas prêt à accueillir tout le monde. Le Figaro raconte que sa position de favori à la présidentielle lui vaut bien des ralliements, à commencer par les élus de gauche qui disent ne pas se retrouver sans le programme de Benoît Hamon. Une perspective qui n’enchanterait pas beaucoup celui qui se présente comme le candidat du renouvellement et de l’alternance, selon le journal, qui cite l’avertissement du candidat d’En Marche!: «Je n’ai pas fondé une maison d’hôtes». «Macron ne veut pas être noyé sous les ralliements socialistes qui pourraient faire fuir les électeurs de droite», ajoute le Parisien, qui se demande si le réquisitoire de Manuel Valls contre le programme de son camarade Benoît Hamon, et son ralliement annoncé comme imminent à Emmanuel Macron, ne vont pas finir par «faire exploser le PS en vol».
 
Ces divisions et ces affaires qui minent la confiance des Français dans la classe politique. La Croix fait état d’un sondage qui annonce que l’abstention pourrait dépasser les 30% à la présidentielle – un taux record, présenté comme un symptôme de la crise de confiance actuelle. Un chiffre toutefois nuancé par un autre sondage, qui indique que 88% des personnes interrogées estiment que «donner de l’espoir aux Français» doit être la priorité du prochain président - comme si les électeurs, pessimistes, espéraient tout de même que les politiques parviennent à dépasser cette crise de confiance.
 
L’espoir… il en est aussi beaucoup question dans ce témoignage, dans Libération, d’un ancien habitant d’Alep, aujourd’hui réfugié en France. Mustafa Aljarf témoigne de ce que furent les premières journées du soulèvement syrien, les débuts de ce «printemps martyrisé». Six ans après, qu’en reste-t-il? «Il n’y a pas de réponse rapide à cette question qui vient comme un poignard se planter au fond du cœur», écrit-il. «Beaucoup disent aujourd’hui, qu’il n’y a jamais eu véritablement de printemps en Syrie, que notre pays était condamné à l’hiver dur et long des dictatures ou à l’été brûlant et fou de l’extrémisme musulman». Mais oui, témoigne Mustafa Aljarf, il y a six ans, «le printemps (était bien) arrivé en Syrie! Il était authentique, je tiens à en témoigner». «A tous, je voudrais dire que la seule raison de (la) folie destructrice (qui s’est abattue sur la Syrie), est que les Syriens ont osé faire le printemps dans cette partie aride du monde». «Nous avons contracté soudain le virus de l’espoir qu’une autre vie est possible et que nous étions capables de l’inventer. Nous avons décidé tous ensemble, nous, les gens ordinaires, les étudiants, les ouvriers, les chômeurs et les repris de justice. Nous avons décidé qu’il était temps que nous prenions possession de notre pays, que nous cessions d’être des sujets apprivoisés et terrifiés pour devenir des citoyens libres. L’espoir! Cette noble passion est notre péché originel. Nous l’avons commis avec ardeur et nous en avons payé le prix fort».
 
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