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FRANCE

Des anarchistes grecs soupçonnés pour le colis piégé au FMI à Paris

Déploiement de police aux abords des locaux parisens du FMI où un colis piégé a explosé, jeudi matin.
Déploiement de police aux abords des locaux parisens du FMI où un colis piégé a explosé, jeudi matin. Chrostophe Archambault, AFP
4 mn

Une assistante de direction a été blessée, jeudi, lors de l'ouverture d'un courrier piégé qui a explosé au siège parisien du FMI. Un groupe anarchiste grec pourrait être à l'origine de l'envoi du colis, indique une source policière grecque.

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Une enveloppe piégée a explosé dans les locaux parisiens du Fonds monétaire international, avenue d'Iéna, jeudi 16 mars en fin de matinée. La détonation a blessé aux mains et au visage une assistante de direction, indique Reuters citant des sources policières.

Le groupe anarchiste Conspiration des cellules de feu "serait vraisemblablement à l'origine" de l'envoi du colis, a indiqué à l'AFP une source policière grecque. Selon cette dernière, le ministre adjoint grec de la Protection civile, Nikos Toskas, a été informé par les autorités françaises que le courrier avait été expédié d'Athènes, comme celui envoyé mercredi au ministère allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Envoi que l'organisation grecque a revendiqué jeudi matin.

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En ce qui concerne l'explosion au siège du FMI, une enquête en flagrance a été notamment ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, a annoncé le parquet. Les investigations ont été confiées à la Sous direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Selon les premiers éléments de l'enquête, un pétard pourrait être à l'origine de l'explosion dans le bâtiment situé non loin de l'Arc de Triomphe. La préfecture de police a fait état d'une intervention après la découverte "d'un colis suspect, avec a priori un artifice à l'intérieur".

'Il semble que ce soit un engin pyrotechnique"

"Il semble que ce soit un engin pyrotechnique ou un gros pétard. C'est quelque chose de relativement artisanal, ce n'est en rien une bombe", a précisé la préfecture.

L'assistante de direction qui a ouvert le courrier aux alentours de 11h30 a été blessée aux mains et au visage. "Elle est actuellement en traitement sans qu'il y ait pour autant le moindre risque pour sa vie", a indiqué le préfet de police de Paris, Michel Cadot. François Hollande, quant à lui, a parlé d'une victime "entre la vie et la mort" en marge de sa visite à Toulon.

L'état d'urgence prolongée jusqu'au 15 juillet, annonce Hollande

"Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot", a déclaré pour sa part François Hollande. "Je veux dire à tous ceux qui travaillent dans cette grande institution que nous sommes à leurs côtés", a ajouté le chef de l'État.

"Hollande : "tout cela me conduit à justifier l'état d'urgence"

L'explosion du courrier piégé ainsi la fusillade intervenue également jeudi dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes) conduisent à "justifier l'état d'urgence", a réaffirmé François Hollande. "J'ai annoncé, et le Parlement a bien voulu suivre la position qui était la mienne et celle du gouvernement, que l'état d'urgence durerait jusqu'au 15 juillet, il durera jusqu'au 15 juillet", a-t-il déclaré, alors que le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, avait estimé mercredi que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime civil de crise instauré après les attentats de novembre 2015.

Avec AFP et Reuters
 

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