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Dans la presse

"En Marche!, ou l'arche de Noé"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 16 mars, le programme de Benoît Hamon, la tentation du «vote utile», à gauche, le positionnement au centre du centre d’Emmanuel Macron, l’antisémitisme au Front national, les Français heureux au travail, et Monaco en quart de finale de la Ligue des champions.

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À la une de la presse française, ce matin, le programme de Benoît Hamon, qui détaille ses intentions dans Le Parisien.
 
D’après le journal, le candidat socialiste présente un programme «bien à gauche». Lui président, Benoît Hamon dit qu’il fera abroger la loi travail, et voter un revenu universel pour les travailleurs gagnant entre 0 et 2800 euros bruts. Une mesure dont il estime le coût à 35 milliards d’euros, financés en partie par une taxe sur les superprofits des banques. Le candidat annonce également qu’il soutiendra le "made in France" et ne s’interdira pas des nationalisations temporaires, qu’il embauchera 20 000 enseignants supplémentaires dans le primaire, ou encore qu’il accordera des allocations familiales dès le premier enfant. Au total, un projet «ambitieux et généreux, au nom du refus de l’austérité», selon Le Parisien, qui rappelle que le candidat se retrouve cependant attaqué sur deux fronts – à la fois par son ex-collègue du gouvernement, Emmanuel Macron, «auquel rien ne semble résister», et par son ex-patron, Manuel Valls, soupçonné de «préparer un assaut dans quelques jours, au risque d’enterrer le PS, et son candidat avec lui».
 
Benoît Hamon risque surtout de faire les frais du «vote utile», à gauche. Faut-il voter Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon, au risque de perdre? Ou se résigner à Emmanuel Macron, pour éviter François Fillon et Marine Le Pen? Libération a plongé «au cœur du casse-tête» des électeurs de la majorité, dont près de la moitié se disent encore indécis - contrairement aux nouveaux «frondeurs» du PS, de plus en plus nombreux à rallier le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, dont «le centrisme glamour, écrit Libé, séduit un peu par lui-même et, plus souvent, parce qu’il apparaît comme l’antidote le plus crédible à un second tour Fillon-Le Pen». «L’intéressé l’a bien compris, qui se tient avec une minutie maniaque au centre du centre - tel un zèbre de la politique, s’ingéniant à ce que personne ne puisse dire s’il est bleu avec des rayures roses, ou rose avec des rayures bleues». C’est justement cette volonté de se maintenir pile au milieu de l’échiquier politique, qui explique pourquoi le soutien de nombreux socialistes pro-Hollande commence à «embarrasser» sérieusement Emmanuel Macron – bref, pourquoi «ça marche trop bien», pour l’ex-ministre de l’Economie, qui cherche à se présenter comme le candidat du renouveau, selon 20 minutes.
 
Ça marche aussi très bien pour Marine Le Pen, qui semble être définitivement parvenue à «banaliser» le discours du Front national. Sauf que parfois, ça dérape encore, comme le montrent les propos antisémites du responsable du FN niçois, Benoît Loeuillet, qui a expliqué, dans un documentaire évoqué par Libération, qu’il ne savait «pas quoi penser des thèses révisionnistes», jugeant même «qu’il n’y a pas eu autant de morts (…) pas eu de morts de masse comme cela a été dit» dans les chambres à gaz. Suspendu hier par le FN, l’homme est issu du Bloc identitaire, un groupuscule d’extrême-droite censé avoir rompu avec l’antisémitisme, et dont plusieurs membres auraient intégré, au fil du temps, un Front national toujours en manque de cadres, selon Libé. Le quotidien évoque également les ambiguïtés antisémites de deux autres responsables issus, eux, du mouvement GUD, un autre groupuscule d’extrême-droite : Axel Loustau, le trésorier de la campagne de Marine Le Pen, et Frédéric Chatillon, un important prestataire du FN – deux hommes par ailleurs renvoyés en correctionnelle dans une affaire d’escroquerie présumée aux dépens de l’État.
 
À la une également ce matin, les résultats surprenants d’une enquête du syndicat CFDT sur les Français au travail. D’après cette enquête, 77 % des personnes interrogées disent aimer leur travail, d’après La Croix, qui précise que 59 % déclarent même «y prendre souvent du plaisir», et 57 % à être «fiers de ce qu’ils font». Une bonne nouvelle, donc.
 
Autre raison de se réjouir, la victoire, hier soir, de Monaco face à Manchester. Les Monégasques deviennent le seul club de Ligue 1 à se qualifier en quart de finale de la Ligue des champions. «L’état de grâce», salue L’Équipe. «Ils ont été comme on rêvait qu’ils soient (le journal parle bien sûr des joueurs de Monaco), assez brillants et magnifiques pour entretenir la séduction et nos emballements, puis largement assez courageux pour résister à l’inéluctable». Quel enthousiasme!
 
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