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L’avocat Robert Bourgi a réglé les costumes de François Fillon, selon Le Monde

L'avocat franco-libanais Robert Bourgi répond aux questions de journalistes devant les locaux d'Europe 1, à Paris, le 12 septembre 2011.
L'avocat franco-libanais Robert Bourgi répond aux questions de journalistes devant les locaux d'Europe 1, à Paris, le 12 septembre 2011. Johanna Leguerre, AFP

Le Monde a révélé, vendredi, l’identité de "l’ami" qui a offert deux costumes à François Fillon. Il s'agirait de Robert Bourgi, qui, le 7 décembre, a commandé ceux-ci au prix de 13 000 euros.

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L’identité du généreux "ami" de François Fillon a été révélée, vendredi 17 mars, par Le Monde. Le quotidien affirme que cet avocat franco-libanais, pilier controversé de la "Françafrique", a passé commande de deux costumes au prix de 13 000 euros, le 7 décembre 2016, chez un tailleur de luxe parisien, quelques jours après la victoire du candidat à la primaire de la droite et du centre.

Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit de l'ancien Premier ministre. C'est le Journal du Dimanche, qui avait dévoilé cette information le 12 mars.

Robert Bourgi a reconnu vendredi auprès de l'AFP avoir acheté des costumes, pour un montant de 13 000 euros, à François Fillon, "un simple cadeau amical" effectué, selon lui, sans "conflit d'intérêt ni trafic d'influence". Au total, François Fillon se serait fait offrir des vêtements depuis 2012 pour près de 48 500 euros.

L’enquête du PNF étendue

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors ?", avait rétorqué, lundi, François Fillon dans Les Échos, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant ensuite que ces cadeaux n'avaient "rien à voir" avec la politique.

Jeudi, le parquet national financier (PNF) a étendu l'enquête sur de possibles emplois fictifs visant le candidat à la présidentielle, mis en examen le 14 mars, aux costumes qui lui ont été offerts. Le PNF a délivré dans ce but aux juges d'instruction chargés de l'enquête sur la famille du candidat LR un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d’influence".

Les enquêteurs vont désormais tenter de définir si ces présents ont été faits dans un cadre strictement privé ou s’ils avaient un lien avec le mandat de député de Paris de François Fillon. "Les députés doivent déclarer au déontologue de l’Assemblée nationale tout don [...] d’une valeur qu’ils estiment supérieure à 150 euros, dont ils ont bénéficié en lien avec leur mandat", rappelle le code de déontologie des députés.

Avec Reuters

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