Accéder au contenu principal

Syrie : Washington reconnaît une frappe près d'une mosquée, mais nie l'avoir visée

Des Syriens sortent d'un bâtiment identifié comme la mosquée touchée le 16 mars.
Des Syriens sortent d'un bâtiment identifié comme la mosquée touchée le 16 mars. Omar Haj Kadour, AFP

Les militaires américains ont reconnu jeudi avoir effectué une frappe dans le nord de la Syrie, contre Al-Qaïda, mais ils ont nié avoir délibérément visé la mosquée où au moins 46 personnes ont péri, selon une ONG.

Publicité

Une frappe aérienne contre la mosquée du village d’Al-jineh, tenu par les rebelles syriens près d'Alep dans le Nord de la Syrie a fait au moins 46 morts et des dizaines de blessés, a rapporté jeudi 16 mars l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon cette organisation basée à Londres et travaillant avec un réseau d'informateurs en Syrie, la plupart des victimes sont des civils.

Peu de temps après, les militaires américains ont reconnu avoir effectué une frappe dans le nord de la Syrie, contre Al-Qaïda, mais nié avoir délibérément visé la mosquée. "Nous n'avons pas visé une mosquée, mais le bâtiment que nous avons ciblé, là où avait lieu le rassemblement [d'Al-Qaïda], se trouve à environ 15 mètres d'une mosquée qui est toujours debout", a plaidé jeudi soir le colonel John J. Thomas, porte-parole du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

"Nous allons enquêter sur les allégations selon lesquelles cette frappe aurait fait des victimes civiles", a ensuite déclaré John Thomas. Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, une centaine de personnes ont également été blessées dans ces raids aériens sur ce village.

Frappes aériennes de la coalition depuis 2014

Selon des images diffusées par des militants antirégime et présentées comme celles du drame, le bâtiment semblait par contre entièrement détruit et non plus debout comme avancé par le Centcom. Sur place, les secours tentaient encore vendredi matin d'extraire des personnes coincées sous les décombres de la mosquée, selon l'ONG. Et plusieurs personnes étaient encore portées disparues.

Le correspondant de l'AFP sur place a vu des habitants et des Casques blancs, ces secouristes des zones rebelles de Syrie, fouillant les décombres à l'aide de torches et de pelles. D'autres tentaient avec leurs mains de dégager les débris à la recherche d'éventuels survivants.

La coalition internationale sous commandement américain mène des frappes aériennes contre des groupes jihadistes en Syrie et en Irak depuis 2014 qui, selon elle, ont provoqué involontairement la mort de centaines de civils.

Un cessez-le-feu parrainé par la Russie, alliée du régime syrien, et la Turquie, soutien des rebelles, est certes entré en vigueur en décembre 2016, mais les violences ont continué dans le pays. Le ciel syrien est encombré par les avions du régime syrien, ceux de la Russie, ceux de la Turquie et ceux de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.