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Washington et Londres interdisent les PC en cabine sur des vols venant de pays arabes

Des compagnies telles que Qatar Airways opérant des vols directs depuis Doha sont visées.
Des compagnies telles que Qatar Airways opérant des vols directs depuis Doha sont visées. Faisal al-Tamimi, AFP

Les passagers de certains vols à destination des États-Unis n'auront plus le droit d'embarquer en cabine avec des appareils électroniques plus grands qu'un smartphone, a annoncé mardi la Maison Blanche. Londres a pris une décision similaire.

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Invoquant un risque d'attentats "terroristes", l’administration Trump a annoncé ,mardi 21 mars, l'interdiction d’embarquer avec des tablettes et des ordinateurs portables en cabine, sur tous les vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient vers les États-Unis.

Londres a suivi son allié américain en interdisant également les ordinateurs portables et tablettes en cabine sur les vols de 14 compagnies aériennes en provenance du Liban, de la Jordanie, de l'Égypte, de la Tunisie, de l'Arabie saoudite et de la Turquie.

Délai de quatre jours

Des responsables américains avaient indiqué que des compagnies aussi célèbres que Qatar Airways, Emirates ou Turkish Airlines, opérant des vols directs vers les États-Unis, avaient quatre jours à compter de ce mardi pour interdire à leurs passagers d'embarquer avec des appareils électroniques plus gros qu'un smartphone.

Tous ces appareils (tablettes, ordinateurs portables, consoles de jeux, liseuses, lecteurs de DVD, appareils photos...) devront être placés dans les bagages en soute des avions, ont-ils précisé.

"L'examen de renseignements indique que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation", avait expliqué l'un d'eux.

Des alliés et des partenaires de Washington ciblés

Côté américain, huit pays sont concernés par cette mesure. Il s’agit systématiquement d’alliés ou de partenaires des États-Unis : la Jordanie, l'Égypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc.

 

Ankara a déjà demandé à Washington de revenir sur cette interdiction pour les avions deTurkish Airlines, a annoncé mardi le ministre turc des Transports, Ahmet Arslan.

Ce seront au total neuf compagnies aériennes (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways) qui seront affectés au départ de dix aéroports internationaux : Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Riyad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi et Casablanca. Si ces mesures ne sont pas mises en œuvre, les compagnies aériennes précitées pourraient perdre leurs droits de voler vers les États-Unis.

Cette interdiction, qui ne vise aucun transporteur américain, serait liée à une menace provenant du groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), actif au Yémen, a affirmé la télévision CNN, citant un responsable américain.

Ces mesures s'inscrivent dans un contexte de resserrement des contrôles aux frontières et plus généralement de la politique américaine en matière d'immigration depuis l'entrée en fonctions de Donald Trump.

Avec AFP

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