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Affaire Fillon : enquête élargie à des soupçons d'"escroquerie aggravée et faux"

François Fillon, le 21 mars 2017, à Courbevoie, en région parisienne.
François Fillon, le 21 mars 2017, à Courbevoie, en région parisienne. Christophe Archambault, AFP

L’enquête du Parquet national financier portant sur les soupçons d’emploi fictifs de l’épouse de François Fillon a été étendue, mardi, à des soupçons d'"escroquerie aggravée, faux et usage de faux".

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À quatre semaines du premier tour de l’élection présidentielle, l’affaire Fillon s’enlise. Le Parquet national financier (PNF), qui enquête sur de possibles emplois fictifs de l’épouse de François Fillon, a étendu son investigation à des soupçons d'"escroquerie aggravée, faux et usage de faux", a indiqué mardi 21 mars une source judiciaire.

D’après Le Monde, la justice se demande si "les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires" versés à Penelope, l'épouse du candidat.

Selon une source proche du dossier, l'enquête élargie fait suite à une perquisition menée courant mars à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'enquête du PNF, duran laquelle un certain nombre de documents ont été saisis, a précisé cette source.

Toujours selon quotidien du soir, les enquêteurs ont notamment retrouvé des "feuilles, signées par Penelope Fillon", qui "comportaient différents calculs d'heures travaillées". Les enquêteurs se demandent "si ces calculs ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés" à Penelope Fillon et "conforter la réalité de son travail d'assistante parlementaire", l'une des problématiques au cœur des investigations.

"Il n'y a pas le moindre faux dans ce dossier", a contesté auprès de l'AFP l'avocat de Penelope Fillon, Pierre Cornut-Gentille, en dénonçant une violation du secret de l'instruction.

Cumul d’emplois

Autre révélation embarrassante pour le candidat de la droite. Le Canard enchaîné affirme dans son édition du 22 mars qu’alors que Penelope Fillon cumulait deux emplois à plein temps, entre le 1er juillet 2012 et le 30 novembre 2013, à l’Assemblée nationale et à la Revue des deux mondes, les époux "ont carrément signé une fausse déclaration, certifiant aux fonctionnaires de l’Assemblée que madame ne bossait pas plus d’une trentaine d’heures par mois à la Revue des deux mondes où elle était payée pour 151,67 heures". Le Monde rappelle que "le règlement de l’Assemblée nationale limite à cent quatre-vingts heures le cumul d’emplois pour ses salariés".

Le réquisitoire supplétif des juges avait déjà élargi l'enquête à des faits présumés de trafic d'influence dans la foulée des révélations sur les costumes de luxe de la maison Arnys d'une valeur totale de 13 000 euros offerts à François Fillon. L'avocat proche des milieux de droite Robert Bourgi, figure de la "Françafrique", a confirmé avoir offert ces costumes.

>> À lire : L’avocat Robert Bourgi a réglé les costumes de François Fillon, selon Le Monde

François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Son épouse est convoquée le 28 mars en vue d'une éventuelle mise en examen.
 

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