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Visé par une enquête, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux démissionne

Bruno Le Roux est soupçonné d'avoir fait embaucher ses filles dans des emplois fictifs.
Bruno Le Roux est soupçonné d'avoir fait embaucher ses filles dans des emplois fictifs. Patrick Kovarik, AFP

Visé par des révélations sur l'emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires, Bruno Le Roux, le ministre de l’Intérieur, a présenté mardi sa démission à François Hollande. Il est remplacé par le socialiste Matthias Fekl.

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Au lendemain des révélations de l'émission Quotidien sur l'emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, s’est exprimé mardi 21 mars et a annoncé avoir présenté sa démission.

>> À lire : "L'affaire Le Roux risque de renforcer l'abstention"

"J'affirme mon honnêteté dans les rapports humains comme dans tous mes actes politiques", a-t-il affirmé. Selon lui, les contrats de ses filles "ponctuels et officiels", "correspondaient tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés".

Une enquête préliminaire a été ouverte mardi par le Parquet national financier sur les CDD des deux filles adolescentes de Bruno Le Roux comme collaboratrices parlementaires.

Plus de 10 contrats à durée déterminée

Selon Quotidien, l'ex-ministre, à l'époque député de Seine-Saint-Denis, a employé ses deux filles, alors qu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55 000 euros. Elles n'avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.

Certains CDD ont pu avoir lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire, à l'été 2013 pour l'une des filles, 20 jours en mai 2015 pour l'autre.

"Au classement transparency international, la France n’est pas mal classée mais a des efforts importants à faire"

Le socialiste Matthias Fekl, précédemment secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, prend le poste de Bruno Le Roux au ministère de l’Intérieur.

Bruno Le Roux est le troisième ministre de François Hollande contraint de démissionner dans ce type de conditions, après l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, accusé de fraude fiscale, il y a quatre ans, et l'ex-secrétaire d'État au Commerce extérieur Thomas Thévenoud, lui aussi en délicatesse avec le fisc, en septembre 2014.

Cette affaire intervient alors que la moralisation de la vie publique est devenue un des thèmes de la campagne présidentielle après la mise en examen de François Fillon et les déboires judiciaires de la candidate du Front national, Marine Le Pen.

Le candidat d'En Marche ! Emmanuel Macron a promis une "grande loi de moralisation de la vie publique". Lors du premier débat télévisé des prétendants à l'Élysée, lundi soir, François Fillon a pour sa part promis, s'il est élu, la création d'une commission chargée de faire des propositions en matière de transparence de la vie publique.

Avec AFP et Reuters

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