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Reporters

Vidéo : en Crimée, les dissidents matés par Moscou

Les Tatars se sont opposés à l’annexion de la Crimée par la Russie. © Elena Volochine / France 24

Trois ans après l'annexion de la péninsule ukrainienne, la Russie a déployé tout son arsenal judiciaire et policier pour faire taire les voix dissidentes. Qu'il s'agisse des Tatars, minorité ethnique opposée à l'annexion, des journalistes qui ont exprimé un point de vue critique, ou d'activistes pro-ukrainiens, tous ceux qui remettent en cause l'avènement de l'État russe risquent la répression du régime. Notre reporter Elena Volochine est allée à leur rencontre.

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Le 18 mars 2014, suite à des manœuvres militaires et un référendum contesté par la communauté internationale, Vladimir Poutine signait le décret de rattachement de la Crimée à la Russie. À l'époque, de nombreuses voix, y compris en Crimée, s'étaient élevées pour protester contre cette annexion. En première ligne, les Tatars, qui ont connu la déportation sous Staline. Pour les faire taire, la Russie a banni le Medjlis, l'instance représentative des Tatars de Crimée, forcé plusieurs de ses dirigeants à l'exil et placé d'autres sous le coup de poursuites pénales. Les Tatars ne sont pas les seuls à se voir ainsi muselés : plusieurs procès en cours visent des dizaines d'opposants.

>> À voir sur France 24, notre grand reportage : "La Crimée à l’heure de la russification"

En décembre 2016, Amnesty International a publié un rapport intitulé "Ténèbres sur la Crimée : les poursuites envers les dissidents". Les cas qu'il relate démontrent "la cruauté des autorités russes, qui n'admettent absolument aucune forme de dissidence" en Crimée, selon John Dalhuisen, directeur de l'ONG pour l'Europe et l'Asie Centrale.

De son côté, la Russie affirme appliquer la loi. Après l'annexion, celle-ci a été modifiée afin de punir les actes de "séparatisme". Toute critique publique de l'annexion risque d'entraîner des poursuites pour "incitation à porter atteinte à l'intégrité territoriale de la Russie". Un fait passible de quatre à cinq ans de prison. Alors, peu à peu, en Crimée, les voix dissidentes sont contraintes de se taire.

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