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Dans la presse

"Le virus des affaires"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 22 mars, la démission express du ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, la poursuite des révélations sur François Fillon, qui partage visiblement le goût pour les costumes de luxe avec le Commissaire européen Pierre Moscovici. Et la route d’Emmanuel Macron.

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A la Une de la presse française, ce matin, la démission du ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, après l’ouverture d’une enquête sur l’emploi de ses filles comme assistantes parlementaires.
 
«Le Roux de l’infortune», ironise le gratuit 20 minutes, qui rappelle que l’éphémère successeur de Bernard Cazeneuve ne sera resté en poste que trois mois et 15 jours. Une démission express, moins de 24 heures après les révélations sur les CDD de ses deux filles mineures à l’Assemblée nationale, et l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier – celui-là même qui a déclenché les poursuites contre le candidat de la droite, François Fillon, mis en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants et qui a refusé de se retirer de la course à la présidentielle, en dépit de ses promesses. «Justice express, décision politique expresse», commentent les Echos. D’après le journal, si François Hollande a souhaité «trancher dans le vif», c’est parce qu’il serait «inquiet d’une éventuelle victoire de Marine Le Pen» à la présidentielle, et qu’il aurait voulu «couper court au «tous pourris» qui fait des ravages». «Suspecté d’instrumentaliser la justice contre François Fillon», le président aurait cherché à montrer «qu’il savait sacrifier ses amis», protégeant ainsi au passage le candidat socialiste, Benoît Hamon, dont la campagne aurait pu à son être «polluée par le soupçon», remettant également un peu «de sel sur les plaies de François Fillon». «La gauche, elle, sait trancher», signifie François Hollande, et non, «la justice ne fait pas «deux poids deux mesures»» - ni l’un ni l’autre n’ayant cette «pudeur de gazelle» moquée par le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors du débat de lundi soir.
 
Libération souligne également «la rapidité» avec laquelle Bruno Le Roux a présenté sa démission. «Lui, s’en va», titre le journal, qui rappelle que c’est François Hollande lui-même, «ébranlé par l’affaire Cahuzac», qui a «fait voter un dispositif neuf» qui aurait, depuis, «fait progresser la lutte contre la corruption à grand pas». Le président «a resserré le filet: les poissons s’y prennent plus nombreux. Le Roux, après Fillon ou Le Pen, s’y est empêtré. Mais les deux derniers, contre toute morale, nagent toujours». François Hollande s’est retrouvé confronté à l’affaire Cahuzac, sept mois à peine après son élection, puis aux cas Thévenoud et Morelle, et maintenant, donc, à l’affaire Le Roux. L’Humanité évoque «un nouveau scandale qui assombrit un peu plus la fin du quinquennat de Hollande», «l’achèvement de la «République exemplaire» qu’il appelait de ses vœux en 2012.
 
A un mois du premier tour, les affaires reprennent le dessus de la campagne. D’après le Monde, l’enquête sur les emplois présumés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon, déjà mis en examen pour abus de biens sociaux, notamment, aurait été élargie à des faits de «faux et usage de faux», et «escroquerie aggravée», les magistrats du parquet financier soupçonnant les époux Fillon d’avoir produit de faux documents pour justifier les salaires de Penelope Fillon. Alors que le candidat s’est engagé, s’il est élu, à mettre en place une commission sur la prévention des conflits d’intérêt, le Canard enchaîné, de son côté, affirme ce matin que François Fillon a par ailleurs reçu 50 000 dollars en 2015, via sa société de conseil, 2F, pour mettre en relation un industriel libanais, Fouad Makhzoumi, et le président russe, Vladimir Poutine, ainsi que le PDG de Total, Patrick Pouyané.
 
Le Canard Enchaîné livre d’autres informations embarrassantes concernant l’ancien ministre de l’Economie socialiste, Pierre Moscovici. L’hebdo révèle que l’actuel commissaire européen aux Affaires économiques s’est lui aussi fait offrir des costumes de luxe par un ami, un négociant en vins fournisseur en vins fournisseur de l’Elysée et de Matignon, chez le même tailleur parisien qui a habillé François Fillon aux frais de l’avocat Robert Bourgi. Des costumes offerts avant 2012, selon l’hebdo satirique, qui précise qu’à l’époque, les parlementaires n’avaient à déclarer de tels dons aux autorités. A la question de savoir si ces dons étaient sans contrepartie, Pierre Moscovici a répondu: «cela va de soi»…
 
Pendant ce temps, Emmanuel Macron continue d’engranger les soutiens. Dernière en date, Barbara Pompili. La secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité Barbara Pompili est la première membre du gouvernement à rejoindre le patron d’En Marche!, mais d’autres vont la suivre, d’après le Figaro, qui avance le nom du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le journal rappelle néanmoins que d’autres, «peu nombreux», comme le Premier ministre Bernard Cazeneuve, ont choisi Benoît Hamon. Tout semble continuer à sourire au candidat, mais Libération le met en garde. «Quand on souffle le chaud et le froid, on est vite tiède. De droite et de gauche, Macron est un clignotant, alternativement rose et bleu. Il lui faudrait devenir phare. Il cherche à contenter tout le monde, mais son assise, ce sont les sondages. Qu’ils viennent à fléchir et tout le monde lui tombera dessus».
 
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