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Michel Barnier : le Royaume-Uni devra "solder ses comptes" avant le Brexit

Michel Barnier s'est exprimé sur le Brexit à Bruxelles, mercredi 22 mars 2017.
Michel Barnier s'est exprimé sur le Brexit à Bruxelles, mercredi 22 mars 2017. John Thys, AFP

Le négociateur en chef des Vingt-sept a déclaré, mercredi à Bruxelles, que le Royaume-Uni devra s'acquitter des sommes qu'il doit à l’UE avant de négocier un accord commercial post-Brexit. Le montant est évalué à plus de 55 milliards d'euros.

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Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE), Michel Barnier, a été très clair mercredi 22 mars : le Royaume-Uni devra accepter de s'acquitter des sommes qu'il doit à Bruxelles avant de pouvoir négocier un accord commercial post-Brexit. Selon un haut responsable européen, la Commission a évalué à entre 55 et 60 milliards d'euros le montant que Londres devra verser pour honorer l'ensemble de ses engagements.

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"Je vais être clair : quand un pays quitte l'Union européenne il n'y a pas de punition, pas de prix à payer, mais nous devons solder les comptes, ni plus ni moins", a ainsi affirmé Michel Barnier à Bruxelles. "Nous ne demanderons pas aux Britanniques de payer un seul euro pour des choses sur lesquelles ils n'ont pas donné leur accord en tant qu'État membre", a-t-il ajouté.

"Mettre les choses dans l'ordre"

Il a souligné que le départ du Royaume-Uni faisait peser des incertitudes sur des programmes en cours de financement, comme le Fonds social européen (90 milliards d'euros), le Fonds européen de développement régional (près de 200 milliards d'euros) et le Plan d'investissement Juncker (près de 315 milliards d'euros).

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Michel Barnier a insisté sur son souhait de "mettre les choses dans l'ordre" : "trouver d'abord un accord sur les principes d'un retrait ordonné du Royaume-Uni, pour discuter ensuite, en confiance, de notre future relation", a-t-il expliqué. "Ce nouveau partenariat, il n'est pas trop tôt pour en esquisser les contours aujourd'hui, même s'il est trop tôt pour le négocier. Au centre de ce partenariat, il y aura l'accord de libre-échange que nous négocierons, le moment venu, avec le Royaume-Uni", a-t-il précisé. "Notre intention est de bien réussir cette négociation. Nous serons fermes, sans être naïfs", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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