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La NASA veut savoir si l'on pourrait vivre finalement plus longtemps dans l'espace

La vie dans l'espace peut-elle augmenter notre longévité ?
La vie dans l'espace peut-elle augmenter notre longévité ? Adam Gault / OJO Images / Getty Images

On voudrait tous pouvoir vivre dans l’espace. Se faire des petites promenades interstellaires, boire un verre au comptoir de la Station spatiale internationale (ISS) ou même faire l’amour en apesanteur.

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Le corps humain est un petit cocon fragile : survivrait-il, une vie durant, à la pression exercée par le vide cosmique ? Les différentes agences spatiales du monde entier essaient de répondre à cette question depuis bien longtemps.

La NASA, grâce à des expérimentation comme le "Twin Study" en 2015, où deux frères jumeaux – Scott et Mark Kelly –  étaient envoyés dans l’espace durant une année pour tester les réactions de leurs corps, cherche également à comprendre pourquoi la vie parmi les étoiles modifie notre ADN.

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Le 27 mars prochain, une nouvelle expérience va être lancée à bord de la Station spatiale internationale, comme le relève le site Gizmodo. Profitant de la mission de ravitaillement Orbital ATK’s Cygnus OA-7, la NASA va envoyer le matériel nécessaire à l’expérience "Genes in Space II", dont le nom ressemble clairement à un mauvais film de SF.

Le but de l’essai est de comprendre les "changements de dynamique des télomères, les capsules de protection à la pointe des chromosomes", note le site de la NASA. Petit rappel des bon vieux cours de biologie : les chromosomes sont les structures qui contiennent l’essentiel de notre ADN. Les télomères, situés à l’extrémité des chromosomes, se raccourcissent lorsqu’on prend de l’âge où que l’on subit un stress important. Concrètement, le raccourcissement des télomères est donc lié à notre longévité sur Terre (ou dans l’espace), mais aussi à tout un tas de maladies : cancer, anémie aplasique ou différents dysfonctionnements vitaux.

C’est donc ici que se situe tout l’enjeu : le stress et la pression provoqués par l’espace sont supposés raccourcir nos télomères et abîmer l'organisme humain. Mais, contre toute attente, l’expérience du Twin Study a montré le contraire : les télomères de Scott Kelly se sont allongés durant son passage dans l’espace. Puis ont à nouveau rétréci lors de son retour sur Terre. Certains d'entre nous pourraient-ils vivre plus longtemps dans l’espace ?

Cette nouvelle expérience le prouvera peut-être. Ou pas. Car des tests sont toujours en cours sur les frères Kelly, mais la NASA s’interroge sur le régime alimentaire et l’anxiété de Scott Kelly sur Terre, qui pourrait avoir été un biais dans l'expérience : en effet, l'astronaute pourrait avoir été plus en paix et mieux nourri dans l'espace, ce qui expliquerait la modification positive de ses télomères. "L’activité des télomères a augmenté pour les deux frères en novembre, ce qui pourrait également être relié à un évènement important, stressant pour la famille à cette période", note également la NASA dans un communiqué.

"Nous allons faire un examen plus approfondi pour comprendre si un 'gène de l’espace' a pu être activé quand Scott était dans l’espace", ajoute la NASA. C'est évident : bientôt, nous pourrons TOUS vivre pour l'éternité dans l'espace.

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