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On a testé le Surface Studio de Microsoft, le PC qui veut devenir le nouvel iMac

Lili Sams/Mashable

Disponible aux État-Unis depuis plusieurs mois, le Surface Studio de Microsoft, qui se rêve en remplaçant de l'iMac d'Apple, se fait toujours attendre chez nous. Mais nous avons pu l'approcher cette semaine lors d'une présentation presse.

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Il avait marqué les esprits lors de sa présentation fin octobre par Microsoft. Il faut dire que ce Surface Studio, PC de bureau haut de gamme tout-en-un au gigantesque écran tactile, avait de l’allure sur la brochure. Certains en étaient même arrivés à de se demander si Microsoft n'était pas devenu plus cool qu’Apple, dont les nouveaux MacBook Pro venaient de recevoir un accueil plutôt glacial. Sans parler du fait que la firme à la pomme n’avait pas renouvelé son iMac depuis 2013, ce qui reste encore le cas à ce jour.

VOIR AUSSI : Le Surface Studio est le PC Microsoft tout-en-un que tout le monde attendait

Nous avons donc enfin pu découvrir si ce Surface Pro (et je dis bien "ce", Microsoft ayant insisté sur le fait que "c’était un garçon") était aussi prometteur IRL. Et d’un point de vue esthétique, la réponse est oui. Monté sur une base en métal brossé aux lignes droites, son magistral écran 28 pouces au format 3:2 et à la définition 4 500 x 3 000 pixels – soit au-delà de la 4K – a tout d’un téléviseur haut-de-gamme. Avec sa dalle IPS de 12,5 millimètres d’épaisseur seulement, il s’intègrera à coup sûr aux bureaux des designers les plus hypes. Car oui, ce Surface Studio, vendu au prix de départ de 2999 dollars, est bien un outil destiné aux professionnels de l’image. Vous pouvez tout de suite oublier vos belles projections d'œuvre d'art sur Paint avec vos doigts.

Un retour aux sources pour les graphistes

Le socle de l’écran, sorte de bras articulés en métal chromé, permet de le faire basculer d’un angle de 90 degrés, sa position standard, à 20 degrés, qui correspond à l’inclinaison idéale pour écrire ou dessiner sur une feuille de papier. D’après les artistes présents ce jour-là à la démonstration – un architecte, deux motion-designers et un designer industriel –, cette position pour travailler directement sur l’écran à l’aide du stylet (fourni avec l’ordinateur à l’achat) était tout à fait confortable. Même s’il faut bien prendre en compte le fait que ces trois professionnels n’étaient pas invités à cette présentation par Microsoft pour critiquer le produit… Notre crainte était surtout qu’avec le poids de notre bras, voire de notre corps sur l’écran, celui-ci s’affaisse en pleine séance de dessin. Mais après avoir un peu forcé sur les coudes, la résistance semblait bel et bien là. 

"J'ai l'impression de retrouver des sensations d'il y a longtemps, avant l'apparition des tablettes graphiques"

Fait amusant, ils sont plusieurs à nous faire part de leur sentiment de "retour aux bases" : "J'ai l'impression de retrouver des sensations d'il y a bien longtemps, avant l'apparition des tablettes graphiques, quand le crayon entrait directement en contact avec la feuille", nous assure Sami Aloulou, co-fondateur d'un cabinet d'architecture.

Autre détail plutôt satisfaisant : quelque que soit notre position dans la pièce lorsque l’on regarde l’écran, les couleurs sont restituées fidèlement. Par ailleurs, on pourra passer aisément, via un petit bouton latéral, du mode colorimétrique sRBG (utilisé dans le cinéma numérique) à DCI-P3, par exemple. On l’aura donc compris, pour ce qui est de son apparence, le Surface Studio fait un sans-faute.

Des performances décevantes

Malheureusement, sous le capot, c’est une autre histoire. Ses composants appartiennent déjà à la génération précédente, laissant entendre que la conception de l’appareil commence à dater : il embarque ainsi un processeur i5 ou i7 de génération Skylake, jusqu'à 32 Go de mémoire vive ou encore une solution de stockage hybride (SSD + HDD) de 2 To maximum, mais c’est bien sa carte graphique, une Nvidia GeForce GTX 900M (965M ou 980M en fonction du prix) qui déçoit le plus. Pour un PC dédié à l’image, un GPU dernier cri aurait été plus que bienvenu. De quoi peut-être dissuader les professionnels les plus exigeants d’investir dans ce PC, à moins que Microsoft ne se décide à rapidement les mettre à jour.

La star, c'est le Dial

Étonnement, cette petite molette revêtue d’un grip pour la "fixer" à l’écran permet notamment d’effectuer tout un tas d’actions plus rapidement (retour en arrière, zoom, opacité…), sans avoir besoin de se rendre à la main dans les menus. Open source, il faudra toutefois que les développeurs l’intègrent progressivement à leurs logiciels. Si elle fonctionne déjà sur Word ou encore Sketchable (un logiciel de design industriel), elle n’est par exemple pas encore compatible avec Adobe. Comme pour la Touch Bar, les innovations demandent un temps d'adaptation.

Pour le moment, la date de sortie du Surface Studio reste un mystère, mais Microsoft assure qu’il sera disponible "d’ici la fin de l’année 2017". Un délai que l’on estime plutôt long, lorsque l’on sait que le PC est déjà à la vente aux États-Unis depuis plusieurs mois. Quant à son prix, très élévé donc (même si on ne le connaît pour l'instant qu'en dollars), il risquerait bien d'empêcher Microsoft d'atteindre ce qu'il nous décrit comme un objectif : "Rendre la 3D accessible à tous".

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