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Le président Erdogan évoque un référendum sur l'avenir de la candidature turque à l'UE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un meeting à Ankara, le 23 mars 2017.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un meeting à Ankara, le 23 mars 2017. Adem Altan, AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué, samedi, que son gouvernement pourrait organiser un référendum sur la poursuite du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, sur fond de vives tensions avec plusieurs pays européens.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, samedi 25 mars, qu'il envisageait la tenue d'un possible référendum sur l'avenir de la candidature de la Turquie à l'Union européenne après le référendum constitutionnel du 16 avril.

"Pour le moment, nous organisons un référendum le 16 avril mais ensuite nous pourrions choisir d'en faire un second sur les discussions d'adhésion et nous nous conformerions à ce que notre peuple dirait alors", a-t-il affirmé lors d'un déplacement à Antalya, dans le sud du pays.

Erdogan veut revoir l’accord sur les migrants

La veille, dans une interview accordée à la chaîne CNN Turk, Erdogan s'est engagé à revoir de "A à Z", après le référendum du 16 avril, tous les liens politiques et administratifs avec l'UE, y compris l'accord conclu il y a un mois sur les réfugiés, tout en maintenant les relations économiques avec le bloc.

Les analystes s'interrogent pour savoir si cet accès de fièvre traduit une réelle volonté de rupture avec l'UE de la part de la Turquie ou s'il s'agit d'un orage passager, lié à la flambée de la rhétorique nationaliste en période électorale. Pour séduire l'électorat nationaliste, dont il a besoin pour remporter le référendum du 16 avril, où les Turcs seront appelés à se prononcer sur une réforme de la constitution donnant davantage de pouvoirs au président.

Recep Tayyip Erdogan a ainsi répété à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'il soutenait le rétablissement de la peine capitale. Une ligne rouge pour Bruxelles. "Que disent-ils ? Que la Turquie n'aura pas sa place en Europe si nous rétablissons la peine de mort (...) Fort bien !", a de nouveau lancé le président turc samedi.

>> À lire : Provocation', 'faslification'... la crise entre la Turquie et l'Europe s'envenime

Avec AFP et Reuters

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