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ROYAUME-UNI

Brexit : Theresa May signe sa lettre de rupture avec l'Union européenne

Theresa May a signé la lettre ouvrant la voie au Brexit, le 28 mars 2017.
Theresa May a signé la lettre ouvrant la voie au Brexit, le 28 mars 2017. Christopher Furlong, AFP
3 mn

Theresa May, qui officialisera le début du Brexit mercredi, dispose de deux ans pour parvenir à un accord de sortie du bloc européen. Cette procédure précipite le Royaume-Uni dans l'inconnu, s'inquiète la presse.

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Après 44 ans d'histoire commune, la procédure de divorce entre le Royaume-Uni et les 27 pays européens est actée. La Première ministre britannique Theresa May a signé mardi 28 mars la lettre de rupture, ouvrant la voie à la procédure de Brexit.

À l'origine favorable au maintien dans le bloc, Theresa May dispose de deux ans, à compter de mercredi, pour parvenir à un accord sur les termes de la séparation, soit d'ici fin mars 2019. La lettre, qui sera transmise au président du Conseil européen Donald Tusk, vise à ouvrir les négociations sur une note positive tout en récapitulant les douze objectifs énoncés le 17 janvier par la Première ministre.

>> À lire : Face au Brexit, le Royaume désuni

"Maintenant que la décision de quitter l'UE a été prise, il est temps de se rassembler", devrait-t-elle déclarer mercredi devant les députés britanniques, selon des extraits de discours publiés par son cabinet. "Quand je serai assise à la table des négociations dans les mois à venir, je représenterai toutes les personnes du Royaume-Uni tout entier - les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les grandes villes, les petites villes, la campagne et tous les villages et hameaux au milieu", dira-t-elle selon ces extraits.

Des négociations périlleuses

Elle devra œuvrer sur deux fronts à la fois : assurer l'unité du royaume face aux demandes d'indépendance renouvelées de l'Écosse tout en menant avec les 27 des discussions complexes sur tout l'éventail des sujets européens, allant de la finance au commerce en passant par la sécurité et l'agriculture.

Ces négociations sur le Brexit peuvent mettre en péril une économie de 2 600 milliards de livres (3 000 milliards d'euros) et fragiliser la place de la City sur l'échiquier financier mondial. Les dirigeants européens assurent qu'il ne souhaitent pas punir Londres. Mais sur fond de recrudescence des mouvements nationalistes, ils peuvent difficilement accorder au Royaume-Uni des termes généreux, de crainte de voir d'autres pays lui emboîter le pas.

La presse inquiète

Ce matin, les médias français et anglo-saxons ne cachent pas leur inquiétude. Le journaliste britannique The Guardian titre "Le Royaume-Uni plonge dans l'inconnu" en illustrant la carte de l'Europe sous forme de puzzle avec plusieurs pièces manquantes : celles du pays. 

De son côté, Libération se montre plus nostalgique en titrant "Vous nous manquez déjà". 

Avec Reuters

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