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La Turquie annonce la fin de ses opérations militaires en Syrie

Des soldats turcs dans des tanks qui repartent vers la Turquie depuis la frontière syrienne, le 2 septembre 2016.
Des soldats turcs dans des tanks qui repartent vers la Turquie depuis la frontière syrienne, le 2 septembre 2016. Bulent Kilic, AFP

Sept mois après son déclenchement, la Turquie a annoncé mercredi la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie. Elle avait été lancée afin de combattre les jihadistes de l'organisation État islamique.

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La Turquie a annoncé mercredi 29 mars la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie, sans préciser si elle allait en retirer ses troupes.

Le conseil de sécurité national dirigé par le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'offensive de six mois avait été "couronnée de succès", mais le Premier ministre Binali Yildirim, tout en confirmant la fin de l'opération, n'a pas exclu d'autres campagnes en Syrie.

"À partir de maintenant, s'il y a une quelconque menace sur notre sécurité, qu'elle vienne de Daech ou de tout autre (groupe) et si nous lançons une autre opération, ce sera une nouvelle opération", a-t-il déclaré à l'antenne de la télévision NTV.

L'opération "Bouclier de l'Euphrate"

La Turquie avait lancé en août dernier une opération baptisée "Bouclier de l'Euphrate" visant le groupe jihadiste de l'organisation État islamique (EI) mais également les FDS, dominées par les Kurdes, qu'Ankara considère comme des "terroristes". Les autorités turques justifiaient cette intervention sur le sol syrien par des raisons de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme.

Dans le cadre de cette opération, les rebelles syriens appuyés par la Turquie ont repris aux jihadistes plusieurs villes dont Jarabulus, Al-Rai, Dabiq et enfin Al-Bab, où l'armée turque a subi de lourdes pertes. Cette ville d'importance stratégique, 25 kilomètres au sud de la frontière turque, était la dernière place forte des jihadistes dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, et a été entièrement reprise en février.

Au lendemain de cette annonce, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson se rend en Turquie où il doit rencontrer son homologue turc et le président Erdogan à Ankara.

Les États-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Otan, sont en désaccord au sujet de la principale milice kurde en Syrie, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), soutenues par Washington pour lutter contre l'EI mais qu'Ankara considère comme un groupe "terroriste" lié aux séparatistes kurdes qui combattent en Turquie depuis 1984.

Avec AFP et Reuters

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