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Le rappeur tunisien Weld el-15 en détention, soupçonné de violences conjugales

Weld el-15, Ala Edine Yacoubi de son vrai nom, à son arrivée au tribunal de Nabeul, en Tunisie, le 5 décembre 2013.
Weld el-15, Ala Edine Yacoubi de son vrai nom, à son arrivée au tribunal de Nabeul, en Tunisie, le 5 décembre 2013. Fethi Belaid, AFP (archives)

Ala Edine Yacoubi, connu sous son nom de rappeur Weld el-15, va être jugé en comparution immédiate pour violences conjugales, selon le parquet de St-Malo. Une affaire qui pourrait jouer sur l'obtention ou non de son titre de séjour en France.

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Le rappeur Weld el-15, figure de la révolution tunisienne, a été placé en détention provisoire pour violences conjugales, a indiqué le parquet de Saint-Malo, samedi 1er avril.

Weld el-15, de son vrai nom Ala Edine Yacoubi, "a été placé en détention provisoire dans l'attente de son jugement lundi, pour avoir frappé et menacé de mort sa compagne, après avoir forcé la porte de leur domicile", a déclaré à l'AFP Ronan Le Clerc, substitut du procureur, confirmant une information de Ouest-France.

Le rappeur, installé depuis mars 2015 à Saint-Malo, est également poursuivi pour outrage envers les policiers venus l'interpeller, qui l'ont trouvé en possession de stupéfiants.

Il doit être jugé lundi à 16 h, devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo.

Le jeune homme de 28 ans, père d'un enfant né en France, avait déjà été condamné en 2015 à plusieurs mois de prison avec sursis pour usage illicite de stupéfiants et pour des violences sur sa compagne. Il risque la révocation de son sursis.

Procédure d'expulsion

Le rappeur est par ailleurs visé par une procédure d'expulsion. Arrivé en France muni d'un visa "Compétences et talents", réservé aux artistes, il s'était vu notifier le 8 avril 2016 par la préfecture d'Ille-et-Vilaine un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire. Cet arrêté préfectoral avait été annulé en juillet 2016 par le tribunal administratif de Rennes, puis par la cour administrative d'appel de Nantes.

Cette dernière faisait injonction à la préfecture de délivrer à l'artiste son titre de séjour et la préfecture d'Ille-et-Vilaine a ainsi annoncé le 16 février 2017 que le rappeur pouvait finalement venir retirer son visa valable pour une durée de trois ans.

Parallèlement, la préfecture avait indiqué avoir reçu un avis défavorable à l'expulsion, émanant de la Commission départementale d'expulsion (Comex), qu'elle avait elle-même saisie à la demande du ministère de l'Intérieur. Cet avis n'est que consultatif, et ne lie pas les autorités.

Selon l'avocat du rappeur Me Matteo Bonaglia, "la police des étrangers est un domaine régalien [et] le ministère de l'Intérieur peut toujours aller à l'encontre de ces décisions et décider de l'expulser".

Selon le substitut du procureur, "la décision de la préfecture lui appartient, et dépendra de l'issue de l'audience de lundi".

Avec AFP

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