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Présidentielle en Équateur : une élection cruciale pour la gauche sud-américaine

Une femme glisse son bulletin de vote dans une urne, le dimanche 2 avril 20147, à Quito, en Équateur.
Une femme glisse son bulletin de vote dans une urne, le dimanche 2 avril 20147, à Quito, en Équateur. Juan Cevallos, AFP

Les électeurs équatoriens votent dimanche pour élire le successeur du président Rafael Correa. Ce scrutin décisif déterminera si le pays se maintient dans la voie du socialisme ou vire à droite.

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Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures (14 heures, heure française) dimanche 2 avril en Équateur. Les électeurs doivent choisir qui succédera au président Rafael Correa, mais aussi se prononcer sur l’avenir du pays dans la voie du socialisme, en vigueur depuis dix ans, ou pour un virage vers plus de conservatisme.

>> À lire sur France 24 : "Après dix ans de présidence Correa, l'Équateur à l'heure du choix"

Le sort du fondateur du site internet WikiLeaks, Julian Assange, réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis juin 2012, est également lié au résultat de l'élection de ce petit pays andin.

Plus de 12,8 millions d'électeurs doivent, sous peine d'amende, se rendre avant 17 heures aux urnes. Ils ont le choix entre l'ancien vice-président socialiste, Lenin Moreno, et l'ex-banquier Guillermo Lasso, crédités de respectivement 39,36 % et 28,09 % des suffrages le 19 février.

"Légère tendance en faveur de Lasso"

Dénonçant "la dictature" de l'économiste Rafael Correa, Guillermo Lasso, 61 ans, qui promet de créer un million d'emplois et de supprimer des impôts, n'a cessé d'agiter l'épouvantail du Venezuela. La Cour suprême vénézuélienne a fait main basse sur les attributions du Parlement et octroyé des pouvoirs élargis au chef de l'État, avant de reculer sous la pression de manifestations et de protestations internationales.

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À 64 ans, Lenin Moreno se veut l’apôtre d'une politique sociale, mais moins polémique que celle de son charismatique mentor. Il a axé son ultime discours contre la corruption, allant jusqu'à promettre "une chirurgie radicale [...] aux corrompus de ce gouvernement", "aux corrompus d'hier et de maintenant".

Favori des sondages, dont la diffusion est interdite dix jours avant le scrutin, le candidat du parti au pouvoir, Alianza PAIS (AP, Patria Altiva i Soberana : Patrie altière et souveraine – l'acronyme jouant sur le mot pays en espagnol), affichait entre 4 à 14 points d'avance sur son adversaire du mouvement Creo ("Je crée/Je crois" en espagnol).

Toutefois, de récentes enquêtes non publiées "font état d'un nul technique à quasiment 50/50, mais avec une légère tendance en faveur de Lasso qui pourrait aller en augmentant", a précisé à l'AFP Santiago Basabe, politologue de la Faculté latino-américaine de sciences sociales (Flacso).

Aux législatives du 19 février, AP a perdu sa majorité des deux-tiers, conservant néanmoins la majorité absolue à l'Assemblée. Elle a le soutien des classes populaires, bénéficiaires des programmes de la "Révolution citoyenne" et du "Socialisme du XXIe siècle" corréiste.

 

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