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En images : Erdogan en campagne auprès des Kurdes de Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting à Diyarbakir, le 2 avril 2017.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting à Diyarbakir, le 2 avril 2017. Mehdi Chebil, France 24

Recep Tayyip Erdogan a tenu un grand meeting, samedi à Diyarbakir, la "capitale" des Kurdes de Turquie, afin de mobiliser ses partisans en vue du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.

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Les meetings du président turc Recep Tayyip Erdogan commencent souvent avec des séries d'évanouissement – le trop-plein d'émotion des militants les plus fragiles – et se terminent généralement avec des distributions de cadeaux. Le rassemblement de Diyarbakir, samedi 1er avril, en faveur du référendum visant à renforcer les pouvoirs présidentiels, n'a pas fait exception à la règle.

L'organisation était typique de l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir. Les femmes d'un côté, les hommes de l'autre. Drapeaux turcs, casquettes blanches avec le label "Evet" ("oui"), et avalanche de décibels et de chansons patriotiques pour tout le monde.

"Nous sommes les gardiens de la paix", a lancé le leader turc devant plusieurs milliers de partisans chauffés à blanc. "Ces partisans du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] ne cessent de répéter 'la paix, la paix, la paix'. Est-ce que des paroles vides peuvent apporter la paix ? Est-ce qu'il peut y avoir une paix avec ceux qui se promènent les armes à la main ?", a martelé Erdogan.

Campagne sur le fil

Un discours offensif qui passe bien auprès de ses partisans. "Comme d'habitude, c'était très puissant", estime ainsi Omut, un jeune homme de 18 ans enroulé dans un drapeau turc. "Le monde entier est contre nous, et on doit faire bloc derrière lui. J'ai particulièrement apprécié quand il a dit que nous étions une seule et même nation. Ça veut dire que les Kurdes et les Turcs sont comme des frères", ajoute t-il.

Issu d''une famille arabe de la région, l'étudiant est venu assister au meeting en compagnie de l'un de ses amis kurdes, Suleiman Gonenc, qui confirme d'un sourire timide : "Oui, nous sommes comme des frères".

Dans la foule, Halime Aktert, kurde elle aussi, appartient à une organisation féminine de l'AKP du président Erdogan. À son tour, elle explique que sa famille, comme beaucoup d'autres, est divisée. "Certains sont pour l'AKP, d'autres pour le HDP [le principal parti pro-kurde, ndlr], et quand nous sommes ensemble, nous nous disputons car cette guerre nous a fait beaucoup de mal. Moi ce que je veux c'est la paix, et je pense qu'[Erdogan] est le seul a pouvoir nous apporter la paix."

L'imposant dispositif de sécurité – rues bloquées, snipers sur les toits, hélicoptères, et camions anti-émeutes aux principaux carrefours – rappelle la précarité de la situation sécuritaire à Diyarbakir. Cette grande ville à majorité kurde reste hostile à Erdogan et aux visées du référendum du 16 avril.

Alors que les derniers sondages donnent le oui et le non au coude à coude, le président turc s'est jeté de toutes ses forces dans la bataille.

Les Kurdes représentent 20 % de l'électorat turc et sont majoritaires dans le sud-est de la Turquie. Depuis juillet 2015, la région de Diyabakir est à nouveau le théâtre de violents affrontements entre l'armée turque et les rebelles séparatistes du PKK.

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