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Attaque chimique en Syrie : les États-Unis, la France et le Royaume-Uni présentent une résolution à l’ONU

Un médecin tente d'échapper à l'attaque qui a visé Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
Un médecin tente d'échapper à l'attaque qui a visé Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Omar haj Kadour, AFP

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté au Conseil de Sécurité de l’ONU une résolution condamnant l'attaque chimique survenue en Syrie. Selon Moscou, l'aviation syrienne a visé un entrepôt de produits toxiques.

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Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté mardi 4 avril au soir un projet de résolution condamnant l'attaque chimique en Syrie et appelant à une enquête complète et rapide, alors qu'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU se tient mercredi à la demande de Paris et Londres. Les trois pays entendent mettre cette résolution au vote pendant cette session à New-York.

Le texte, obtenu par l'AFP, appelle l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à présenter rapidement ses conclusions sur l'attaque qui s’est produite mardi matin à Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Il demande également à la Syrie de fournir les plans de vol et toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque et menace d'imposer des sanctions en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies.

Selon un nouveau bilan revu à la hausse mercredi matin, 72 personnes dont 20 enfants ont péri dans ce raid aérien mené sur ce fief rebelle et jihadiste du nord-ouest syrien, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Selon les données objectives du contrôle russe de l'espace aérien, l'aviation syrienne a frappé près de Khan Cheikhoun un grand entrepôt terroriste", indique mercredi le ministère russe de la Défense dans un communiqué, affirmant que cet entrepôt contenait des "substances toxiques".

La Russie ne précise pas si le régime syrien avait connaissance de la présence d'armes chimiques dans l'entrepôt et surtout pointe de fait la responsabilité des "terroristes" en les accusant de détenir des armes chimiques.

L'opposition syrienne a la première accusé le "régime du criminel Bachar" al-Assad d'avoir perpétrée cette attaque, avec des "obus" contenant du "gaz toxique", et a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ouvrir une "enquête immédiate".

"Acte odieux"

Le président français François Hollande a pointé la responsabilité "politique, stratégique et morale" des soutiens du régime de Bachar al-Assad après cette attaque. La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a elle aussi mis en cause Damas : "La principale responsabilité repose sur le régime parce qu'il a la responsabilité de protéger son peuple et non de l'attaquer", a-t-elle déclaré. Ces "nouvelles horribles" sont "un rappel tragique que la situation sur le terrain continue d'être dramatique dans de nombreuses parties de la Syrie".

De son côté, la Maison Blanche a dénoncé avec force un "acte odieux du régime de Bachar al-Assad", d'autant plus "intolérable" qu'il a frappé "des innocents, y compris des femmes et des enfants", selon son porte-parole Sean Spicer.

La Turquie, dont la frontière jouxte la province d'Idleb, a, pour sa part, dénoncé un "crime contre l'humanité" susceptible de faire échouer le processus de paix en cours à Astana, au Kazakhstan. Elle demande à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'ouvrir une enquête.

Avec AFP

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