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Un second "bunker de l’apocalypse" a été construit en Norvège pour protéger les données de la planète

Extérieur de la "Réserve mondiale de semences", également créée par Piql à Svalbard.
Extérieur de la "Réserve mondiale de semences", également créée par Piql à Svalbard. Jonas Bendisken / Magnum

Quelques minutes avant la fin du monde. Un bunker pour protéger les données de la Terre en cas d’apocalypse a ouvert en Norvège.

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Dans une ancienne mine de charbon, sur une île norvégienne à quelques centaines de kilomètres du pôle Nord, se trouve un bunker pas comme les autres : l’"Artic World Archive". C’est "l’endroit le plus sûr de la planète pour une ambassade digitale" de l’humanité, selon sa brochure explicative. Ce lieu de préservation des données mondiales en cas d'apocalypse a officiellement ouvert le 27 mars et les premières données y sont arrivées cette semaine. Concrètement, tous les types de documents qui représentent un pan de la mémoire de l'humanité pourront être transmis au "Artic World Archive".

VOIR AUSSI : On a visité le bunker norvégien qui pourrait sauver la Terre après l'apocalypse

Dans cette même brochure, la société de préservation et d’archivage Piql explique pourquoi ce bunker improbable a été créé : "L'Artic World Archive est pour tous les pays, toutes les autorités, organisations, entreprises ou particuliers nécessitant une conservation ultra-sécurisée de leurs informations et données avec une garantie d’accès dans le futur".

Entre 500 et 1 000 ans de préservation

Piql encourage l’ensemble des pays a transmettre leurs plus importantes données sur l'île de Svalbard, où se trouve le bunker, et affirme en avoir déjà reçu en provenance du Mexique, de la Norvège et du Brésil. Ce dernier pays a par exemple transféré une copie de la loi abolissant l’esclavage, des copies de la Constitution et des images de Brasilia, la capitale, à travers le temps. Le Mexique y a également déposé sa Constitution, sa déclaration d’indépendance et d’autres documents historiques.

L'entreprise s’occupe de transformer les données digitales en pellicules analogiques – c’est-à-dire argentiques – et multicouches, pour une meilleure préservation. Tant qu’Internet reste fonctionnel, les données seront par ailleurs accessibles en ligne. Et, en cas de désastre planétaire, elles sont enterrées sous terre, dans des coffres-forts dédiés. Quoi qu’il arrive à notre planète, les pellicules devraient survivre au moins 500 ans et au maximum 1 000 ans, affirme l’entreprise. On est large.

Depuis 2008, un autre bunker créé par Piql et qui a fait beaucoup parler de lui : la Réserve mondiale de semences, ouverte pour protéger des graines venues de tous les pays du monde en cas de désastre. Mashable s’était rendu sur place. Depuis, cette réserve planétaire a notamment permis de réimplanter des graines disparues durant le conflit en Syrie.

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