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Le régime syrien accusé d'avoir mené une attaque chimique près d'Idleb

L'attaque aurait tué au moins 35 personnes, à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb.
L'attaque aurait tué au moins 35 personnes, à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb. Mohamed al-Bakour, AFP

L'opposition syrienne a appelé l'ONU à enquêter mardi sur une attaque au "gaz toxique", attribuée au régime de Damas, qui a tué au moins 58 personnes, à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, contrôlée par les rebelles.

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Au moins 58 personnes ont été tuées mardi dans un raid aérien qui aurait émis du "gaz toxique" à Khan Cheikhoun, une ville du nord-ouest de la Syrie tenue par les rebelles, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ce dernier a indiqué que les victimes, dont 11 enfants, étaient décédées en raison des effets du gaz, notamment par suffocation, dans cette localité de la province d'Idleb. Citant des sources médicales dans la ville, l’organisation basée à Londres, qui n'était pas en mesure de donner la nature de ce gaz, a fait état d'évanouissements, de vomissements et de présence de mousse dans la bouche des victimes.

L'hôpital traitant les victimes a été bombardé, selon le correspond de l'AFP sur place.

Paris demande la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault,
condamne un "acte ignoble".

Pour sa part, Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, a affirmé que le régime de Bachar al-Assad porte la "principale responsabilité" de cette attaque "chimique"

>> À lire : L'ONU accuse une nouvelle fois le régime Syrien de mener des attaques à l'arme chimique

Des photos publiées sur les réseaux sociaux par des militants locaux, et d'autres diffusées par l’AFP, montrent des personnes qui auraient été victime de cette attaque ainsi que des volontaires des Casques Blancs, les secouristes en zone rebelle, aider des blessés. La chaîne de télévision Orient News, favorable à l'opposition syrienne, fait état pour sa part de plus de 50 morts et de plus de 150 blessés.

L'OSDH n'a pas pu préciser la force à l’origine de la frappe aérienne. La province d’Idleb, l'un des derniers bastions de la rébellion échappant encore à Damas, est régulièrement ciblée par des frappes du régime, et de l'aviation russe. Elle a également été touchée par des raids de la coalition anti-jihadistes dirigée par Washington.

L’opposition accuse Damas

Toutefois, la Coalition nationale syrienne, importante composante de l'opposition au président Bachar al-Assad, l'attaque au "gaz toxique" a accusé dans un communiqué le "régime du criminel Bachar". Elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ouvrir une "enquête immédiate" sur ces faits. Le Conseil de sécurité "doit convoquer une réunion urgente après ce crime", et "doit prendre les mesures nécessaires pour que les responsables (de cette attaque) rendent compte de leurs actes", indique le texte.

De son côté, Damas, qui n'a pas encore communiqué sur ces frappes à la mi-journée, dément utiliser des armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait plus de 320 000 morts depuis mars 2011. En octobre 2016, le Conseil de sécurité avait reçu un rapport confidentiel concluant que l'armée syrienne avait mené une attaque à l'arme chimique, sans doute du chlore, à Qmenas (province d'Idleb), le 16 mars 2015.

En août 2016, un rapport réalisé par l'ONU et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait conclu que le régime syrien et le groupe jihadiste État islamique s’étaient tous deux rendus coupables d’attaques chimiques en Syrie.

Avec AFP et Reuters

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