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Xi Jinping et Donald Trump, premier face-à-face en Floride

Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, accueille Xi Jinping à son arrivée en Floride, le 6 avril 2017.
Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, accueille Xi Jinping à son arrivée en Floride, le 6 avril 2017. Michele Eve Sandberg, AFP

Le président chinois Xi Jinping est arrivé en Floride, jeudi, pour un premier sommet avec son homologue américain, qui n'a pas ménagé la Chine avant son élection. La Corée du Nord et les liens commerciaux devraient être au cœur des discussions.

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Le président chinois Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan est arrivé jeudi 6 avril en Floride pour un premier sommet très attendu avec son homologue américain Donald Trump.

Ils ont été accueillis par le chef de la diplomatie américain Rex Tillerson et son épouse Renda St. Clair. Après un dîner à West Palm Beach, Donald Trump et Xi Jinping enchaîneront, vendredi, avec une série d'entretiens à propos desquels peu d'éléments ont filtré. Le président américain a lui-même reconnu le flou entourant la rencontre : "Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer", a-t-il déclaré sur Fox News.

Corée du nord, commerce et Taïwan au menu ?

La question de la Corée du Nord devrait toutefois être évoquée en priorité : Pyongyang vient de tirer un énième missile balistique, après avoir procédé en septembre à un essai nucléaire qui a entraîné de nouvelles sanctions internationales. Mais si les États-Unis considèrent que la Chine peut jouer sur l’influence économique et diplomatique qu’elle possède sur la Corée du Nord pour faire revenir celle-ci à la raison, la Chine nie avoir une telle influence et se dit opposée à des sanctions qui frapperaient la population nord-coréenne.

>> À lire : Nouveau tir de missile balisitique avant un sommet sino-américain

Pour Pékin, un écroulement du régime de Pyongyang provoquerait un afflux de réfugiés et permettrait à l'armée américaine, déjà basée en Corée du Sud, de stationner à la frontière chinoise, dans une hypothétique Corée réunifiée. Dans un entretien publié dimanche 2 avril, Trump a laissé planer la menace d'une opération militaire en se disant prêt à "régler" seul le problème si Pékin continue à tergiverser.

La question du commerce devrait également être abordée. Durant sa campagne électorale, Donald Trump a accusé la Chine d'avoir des pratiques commerciales déloyales et de sous-évaluer sa devise pour favoriser ses exportations. Pas plus tard que le 30 mars, le président républicain a qualifié le déficit commercial avec la Chine (plus de 310 milliards de dollars) de grave problème qui rendra "très difficile" ses entretiens avec Xi Jinping.

Les deux hommes pourrait également aborder la question de Taïwan. Donald Trump a provoqué l’ire de Pékin en prenant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, juste après son élection. Il a depuis rétropédalé et selon des sources diplomatiques à Pékin, Xi Jinping pourrait faire des concessions en matière de commerce et d'investissement s'il obtient des garanties par lesquelles Washington renoncerait à un contrat d'armement avec Taïwan.

Avec AFP

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