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Plusieurs morts dans les frappes américaines en Syrie

Un navire de guerre américain abritant des lances-missiles en mer Méditerranée, le 7 avril 2017.
Un navire de guerre américain abritant des lances-missiles en mer Méditerranée, le 7 avril 2017. Ford Williams, US Navy, AFP

Les États-Unis ont lancé des dizaines de missiles Tomahawk sur une base aérienne en Syrie, en riposte à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar al-Assad. Ces frappes ont fait des "morts", a annoncé le gouverneur de Homs.

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Les États-Unis sont officiellement passés à l’attaque en Syrie. Dans la nuit de jeudi à vendredi 7 avril, Washington a mené des frappes avec "59 missiles" sur la base aérienne de Shayrat, qui est "associée au programme" syrien d'armes chimiques, en riposte au bombardement de mardi attribué au régime syrien.

France 24

Ces frappes américaines sur une base militaire en Syrie ont fait des "morts", a annoncé le gouverneur de Homs, la province où elle est située. "Nous n'avons pas encore de bilan", a affirmé Talal Barazi par téléphone. "Il y a des blessés qui sont atteints de brûlures (...) Il y a des incendies que nous tentons de maîtriser. Ca va prendre un peu de temps pour évaluer les dégâts", a-t-il ajouté.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins quatre soldats syriens ont été tués par les frappes, qui ont "détruit presque totalement" la base aérienne du régime qui était visée.

HO, US Department of Defense, AFP

Les frappes américaines ont eu lieu en riposte au raid de mardi qui avait visé la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, et fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. Selon un haut responsable de la Maison Blanche sous couvert d'anonymat, le régime d'Assad a utilisé lors de ces attaques un agent neurotoxique qui a les caractéristiques du gaz sarin.
 

L'allocution de Donald Trump

Trump appelle les "nations civilisées" à faire cesser le bain de sang

Donald Trump a donné une brève allocution télévisée peu après avoir ordonné cette frappe punitive. Le visage et le ton très grave, il a accusé "le dictateur syrien Bachar al-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents (...) en utilisant un agent neurotoxique mortel". Le président américain a par ailleurs appelé toutes les "nations civilisées" à œuvrer pour faire cesser le bain de sang en Syrie et le terrorisme.

Donald Trump a affirmé qu'"il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des États-Unis de prévenir et d'empêcher la prolifération et l'usage d'armes chimiques", soulignant "que des années de tentatives de faire changer Assad ont échoué, et échoué dramatiquement".

Son secrétaire d'État, Rex Tillerson, a renchéri, soulignant que la frappe montre la volonté du président américain d'agir quand des pays "franchissent la ligne".

Ce dernier a en outre affirmé que la Russie avait manqué à ses responsabilités en Syrie. Le Pentagone a indiqué que la Russie avait été prévenue à l'avance de la frappe américaine, pour éviter que ne soient touchés des militaires russes présents sur la base syrienne.

La télévision d'État syrienne parle d'une "agression"

En réaction à ces frappes, la télévision d'État syrienne a parlé vendredi d'"agression", évoquant plus d'une cible. "Agression américaine visant des cibles militaires syriennes avec plusieurs missiles", a alerté la chaîne sitôt après l'annonce américaine.

"Dans les zones contrôlées par les rebelles, beaucoup attendaient une intervention occidentale"

L’opposition syrienne s’est de son côté félicitée de la frappe américaine et a appelé à la poursuite des bombardements jusqu'à "neutraliser la capacité" du régime à lancer des raids contre ses adversaires, a déclaré un porte-parole.

>> À lire, les réactions de la communauté internationale : "Une agression contre une nation souveraine" selon Poutine

Avec AFP

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