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Frappes américaines en Syrie : le revirement de Donald Trump

En frappant la Syrie, jeudi 6 avril 2017, Donald Trump a opéré un revirement total par rapport au discours qu'il tenait jusqu'ici sur Bachar al-Assad.
En frappant la Syrie, jeudi 6 avril 2017, Donald Trump a opéré un revirement total par rapport au discours qu'il tenait jusqu'ici sur Bachar al-Assad. Jim Watson, AFP

En lançant des frappes aériennes en Syrie, dans la nuit de jeudi à vendredi, Donald Trump a opéré un virage à 180 degrés par rapport aux positions qui étaient les siennes durant la campagne électorale vis-à-vis de Bachar al-Assad.

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"Ce soir, j'ai ordonné une frappe militaire ciblée sur la base aérienne en Syrie d'où a été lancée l'attaque chimique. Il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des États-Unis d'empêcher et de dissuader la dissémination et l'utilisation d'armes chimiques mortelles", a déclaré le président américain Donald Trump, jeudi 6 avril dans la soirée, depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago en Floride.

>> En direct : Les États-Unis frappent une base militaire en Syrie

Une déclaration en phase avec sa première réaction à l’attaque chimique en Syrie, mardi 4 avril, lorsqu’il avait regretté que son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, n’ait pas agi militairement contre Bachar al-Assad : "Le président Obama a affirmé en 2012 que l’utilisation d’armes chimiques serait pour lui une ‘ligne rouge’ à ne pas dépasser et n’a rien fait", pouvait-on lire dans son communiqué publié mardi, marquant ainsi un revirement complet sur ce dossier.

La "ligne rouge", une "stupide déclaration" d'Obama selon Trump

Il s’agit d’un revirement total pour Donald Trump qui, depuis cette fameuse déclaration de Barack Obama sur la "ligne rouge", n’a cessé de clamer que les États-Unis devaient se garder d’intervenir en Syrie. Lors de la précédente attaque à l’arme chimique par le gouvernement syrien à la fin de l’été 2013, près de Damas, l’actuel président américain tweete, le 5 septembre 2013 : "Le président Obama veut attaquer la Syrie uniquement pour sauver la face par rapport à sa stupide déclaration sur la LIGNE ROUGE. N’attaquez pas la Syrie, occupez-vous des États-Unis."

De nombreux autres tweets similaires sont envoyés par Donald Trump le même jour : "Si vous attaquez la Syrie, plein de mauvaises choses arriveront et les États-Unis ne gagneront rien de cet engagement militaire" ou encore "La Russie envoie une flotte de navires en Méditerranée. La guerre d’Obama en Syrie peut potentiellement se transformer en une guerre mondiale".

"De quoi on se mêle ?"

Donald Trump maintient ensuite cette même position durant la campagne présidentielle américaine. Sur la Syrie comme sur d’autres dossiers internationaux, sa ligne est celle de la non-ingérence. "Laissons la Syrie et l’EI s'affronter. De quoi on se mêle ?", déclare notamment le candidat Trump lors d’une interview sur CNN en septembre 2015.

Un an plus tard, en octobre 2016, lors du deuxième débat télévisé face à Hillary Clinton, Donald Trump est interrogé sur la déclaration de son colistier Mike Pence. Ce dernier affirme que les États-Unis doivent se préparer à intervenir en Syrie si la Russie continue de soutenir le régime de Bachar al-Assad dans ses attaques aériennes. "Je ne suis pas d’accord, répond-il. Il faut vaincre l’EI. Et en ce moment, la Syrie combat l’EI."

Donald Trump qualifie désormais Bachar al-Assad de "dictateur" et en appelle "à toutes les nations civilisées pour qu'elles nous rejoignent afin de chercher à mettre un terme au massacre et au bain de sang en Syrie".

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